Auteur/autrice : Cabornes Administrateur

  • Lavoir à Borney ou Brunet – rue du Lavoir à St Cyr au Mont d’Or

    Lavoir à Borney ou Brunet – rue du Lavoir à St Cyr au Mont d’Or

    Lavoir à Borney ou Brunet – rue du Lavoir, ancien chemin rural n°63 de Bornet ou Borney.

    On trouve cette rue à gauche en descendant de St Cyr par la route de Lyon. Le lavoir est au début de la rue à gauche

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    Lavoir à Bornet – rue du Lavoir

    Une fontaine « fontaine communale – 1862 » fermée par une grille, alimente le lavoir d’une eau fraîche toute l’année

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    Fontaine communale – chemin de Borney (rue du Lavoir)

    Le 25 Août 1832, Pierre Viallon*, propriétaire chemin de Borney, demande l’autorisation à la commune d’exécuter des travaux sur  »’le lavoir public « dit Brunet » »’ « qui est dans un état de ruine, que la source qui fournit audit lavoir étant encombrée par des matériaux qui s’opposent à son écoulement naturel, l’eau se perd dans les terres; le public étant dans un grand besoin d’eau vive de source, le sieur Viallon propose de faire fouiller ladite source, à frais communs la réparer, et donner en entier son produit à une fontaine d’eau vive qui sera élevée au-dessus du lavoir. Le trop-plein de ladite fontaine sera divisé par parties égales, soit la moitié audit lavoir public qui sera plus que suffisant pour le remplir journellement; soit enfin l’autre moitié qui passera dans la propriété dudit Viallon… »

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    1832 – Demande su sieur Viallon pour exécuter des travaux au lavoir dit Brunet

    Un devis estimatif est produit pour la construction du lavoir à Bornet (non daté)

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    Devis estimatif pour la construction du lavoir à Bornet
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    Devis estimatif pour le lavoir à Bornet – suite

    Ce lavoir public est cité en 1876 par Nicolas Lassalle, géomètre à St Cyr au Mont d’Or »’, qui a dessiné le plan d’alignement du chemin rural n°63 dit « à Bornet ou Borney » acutellement chemin du lavoir. On peut voir sur le plan, qu’un ancien lavoir existait en face du lavoir actuel dans les terres de la veuve d’André Viallon. Ce lavoir a dû être démoli et reconstruit à l’emplacement actuel avec sa fontaine.

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    Plan d’alignement du C.R.N°63 de Borney – 1876 – Nicolas Lassalle
    Chemin n°63 de Borney - 1876 - 1.jpg - grossi
    Plan d’alignement du C.R.N°63 de Borney – 1876 – Nicolas Lassalle – croquis

    En 1882, la veuve d’André Viallon demande l’autorisation de reconstruire un mur de clôture sur le chemin rural n°63 de Borney, vu le plan d’alignement légalement approuvé le 18 Mai 1877.

    En 1902, la veuve d’André Viallon, demeurant à Lyon, chemin de Gerland n° 67, est condamnée par la commune de St Cyr à faire cesser les travaux de reprise au mortier et rejointement qu’elle a fait entreprendre dans les murs de sa propriété du chemin de Borney, la commune entendant poursuivre l’élargissement du chemin en acquérant les terrains à incorporer…

    En 1903, un nouveau plan d’alignement est réalisé par un nouveau géomètre. Il ressemble en tout point au plan de 1876 crée par Nicolas Lassalle. Le chemin porte toujours le nom de Borney…

    *La famille Viallon est citée au lieu de Nervieux dès 1705. Leur maison se situe à la fin de la rue de Lavoir (ancien chemin rural n°63 de Borney) juste avant de croiser la rue de Nervieux. Ils sont dit « Brunet ou Borney » ou « Dondaine ». André Viallon est négociant boucher à Lyon en 1875 quand il décède dans sa maison de campagne de St Cyr. Son père, Pierre Viallon, sans doute l’auteur de la lettre de 1832, est propriétaire cultivateur au lieu de Nervieux quand il décède en 1868. La maison Viallon, au 20 rue du Lavoir est toujours habitée par les descendants de cette famille. Le n°22 actuel était une dépendance de la maison Viallon (remises et habitation). La famille Viallon était propriétaire des terres situées derrière leur maison jusqu’aux Ormes en passant par l’allée des Cerisiers qui n’existait pas.  C’est là que Lambert Défarges, beau-frère d’André Viallon, horticulteur-pépiniériste, fondateur de la société d’horticulture du Rhône en 1843, obtint en 1867 le fameux abricot qui porta son nom…

    Agnès M.

  • Lavoir des Gasses – St Cyr au Mont d’Or

    Lavoir des Gasses – St Cyr au Mont d’Or

    Le lavoir des Gasses se situe rue de l’Indiennerie, en montant à droite au rond-point sur la « rocade » menant à St Didier, sur le côté droit avant la rue des Gasses.

    Son toit en « impluvium » pour recevoir les eaux de pluie a été entièrement refait à neuf.

    Avant 1855, Melle Jeanne ANDRÉ lègue à la commune un terrain pour y faire établir un lavoir et un étendage. Le 6 Septembre 1855, la commune échange un terrain avec le sieur Chambard pour y construire ce lavoir.

    Construction du lavoir

    Le 25 Novembre 1855, Jean DUTREIX, Me maçon à St Cyr, s’engage à exécuter les travaux pour la construction du lavoir des Gasses, Jardinière, Buissière et Croix-des-Rameaux.

    En 1877, le sieur PAYS facture à la commune les travaux qu’il a effectué au lavoir des Gasses pour sa charpente et la maçonnerie.

    Anecdotes

    La ferme-laiterie de la Jardinière inondée par le lavoir des Gasses en 1906

    Des blanchisseurs aux Gasses vers 1900 : Le hameau des Gasses accueillait au moins trois blanchisseurs vers 1900 dont Jean-Claude Défarges en 1906, le grand-oncle de Marinette Thomas.

    1773 : C’est là aussi qu’habitait Jean Baptiste Défarges, né en 1721 à St Cyr, vigneron aux Gasses, qui fut nommé pour syndic par onze des principales paroisses du Lyonnais pour se rendre à Paris et obtenir que les bourgeois fussent assujettis à la taille, comme tout autre exploitant.

    En 1876, le chemin de l’Indiennerie n’existait pas, et la portion de chemin joignant les Gasses au trève de la Jardinière et au chemin des pierres blanches s’appelait le chemin rural n°35 des Gorges.

  • Croix de mission de la place Général de Gaulle – St Cyr au Mont d’Or

    Croix de mission de la place Général de Gaulle – St Cyr au Mont d’Or

    Une croix de mission est un monument érigé en souvenir d’une mission : elles furent nombreuses à être érigées après la tourmente révolutionnaire, où il fallut, pour les représentants de l’Église catholique romaine, restaurer la pratique religieuse, mais beaucoup d’autres datent du XIXe siècle ou du XXe siècle.

    En général elle porte une inscription (celle du prédicateur) et la date de cette mission.

    Cette croix est située à droite de l’ancienne mairie, adossée à un mur en pierre, sur notre place commerçante.

    Elle porte un fût octogonal en pierre calcaire à gryphées, d’une grande hauteur, scellé dans le mur lors de récentes réparations avec un renfort métallique dans la partie haute, sur une embase carrée. Il est surmonté d’un croisillon de même forme  avec pointes biseautées portant un christ en bronze. L’embase du fût  repose sur un socle trapézoïdal marqué « PRIES PR CORDOUE  ET LES SIENS 1819 » , renforcé de part et d’autre et posé sur une table  en pierre grise à gryphées.

    Sous la table, le soubassement, monolithique, de très belle facture, est en pierre blanche de choin dite de Villebois dans le Bugey. D’âge Bathonien supérieur, la pierre de Villebois, dite également de Montalieu-Vercieu ou de Trept (Mazenot, 1936), est un calcaire compact, légèrement cristallin, à grain fin.  Des ammonites fossilisées peuvent s’y trouver. Compact et très dur, le choin résiste aux intempéries comme à l’écrasement. Il pèse 2750 kg au mètre cube.

    Croix de la place du Bourg - soubassement en choin
    Croix de la place du Bourg – soubassement en choin

    On peut remarquer les joints en « stylolithes » très caractéristiques de cette pierre de choin.

    Stylolithes : surfaces en dents de scie au cours de laquelle la matière minérale a été éliminée par dissolution sous pression, dans un procédé qui diminue le volume total de roche (Wikipédia). La pierre présente d’abondantes petites lignes dentelées, comme si le plafond du banc inférieur, plus résistant, avait pénétré dans le plancher d’un banc supérieur (Roman, 1926).  L’irrégularité de traces contournées et ramifiées et la dentelle des stylolithes donnent au choin un aspect particulièrement distinctif qui ne permet aucune confusion. Ce sont des « joints stylolithiques, parallèles à la stratification, dont la surface est hérissée de mamelons cannelés et pointus » (David, 1976).

    source: http://perso.ens-lyon.fr/yves-francois.le-lay/?p=593

    Détail stylolithes sur soubassement en pierre de choin
    Détail stylolithes sur soubassement en pierre de choin

    Le Dimanche des Rameaux, les fidèles qui suivaient la procession, après avoir vu le curé bénir la Croix des Rameaux et la Croix du bois ou Ferroux, se recueillaient devant la Croix du Bourg, devant laquelle était dressé un petit autel. A nouveau, une bénédiction était donnée à la foule qui remplissait la place. Ensuite, les fidèles descendaient la montée Marceau et s’arrêtaient devant le reposoir qui avait été dressé à l’angle du chemin de Nervieux, devant un vieux portail dont la clé de voûte portait le millésime 1759 et cette devise « Sua cui tue » (sa demeure est la tienne). Ce vieux portail, menaçant ruine a été démoli dans les années 1960.

    Saint Cyr et les Mont d’Or – Dr Gabourd – 1967 – page 113

  • En route vers la cabane pointue

    En route vers la cabane pointue

    Plan de situation (vue aérienne geoportail.fr)
    Plan de situation (vue aérienne geoportail.fr)

    Depuis juillet 2015, l’association « Cabornes et petit patrimoine » a abandonné (provisoirement) le sentier de l’Homme et du paysage sur la commune de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, qui devrait être bientôt balisé, pour restaurer des murs et une caborne sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, la cabane pointue. Située sur des terres de vignobles, elle servait aux vignerons pour ranger leurs outils. Originellement appelées « cabanes » (un des chemins qui y mène s’appelle d’ailleurs le chemin de la cabane pointue), ce n’est que plus tard que ces « cabanes » ont pris le nome de « cabornes ».

    Chemin des Vignes
    Chemin des Vignes en montant vers la cabane pointue
    en descendant vers le chemin des gorges
    chemin des vignes en descendant vers le chemin des gorges

    La cabane pointue est située sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, au croisement de plusieurs chemins, le chemin de la cabane pointue, le chemin des Vignes et le chemin des Hautes Vignes, à proximité d’une antenne relais, entre le chemin de la Jardinière et Saint-Fortunat.

    Les jambages de la porte, en pierres droites, ont été récupérées sur un autre chantier, on n’a pas retrouvé des vestiges de la porte de l’ancienne caborne.
    Les jambages de la porte, en pierres droites, ont été récupérées sur un autre chantier, on n’a pas retrouvé des vestiges de la porte de l’ancienne caborne.

    La finition du toit, où on accumule les pierres pour stabiliser l’édifice.

    La caborne est maintenant terminée. Elle est « coiffée » d’une pierre pointue. Il reste encore quelques travaux d’aménagement avant d’entreprendre de nouveaux chantiers.


  • Croix Finet – La Jardinière – St Cyr au Mont d’Or

    Croix Finet – La Jardinière – St Cyr au Mont d’Or

    Croix en pierre grise sur un socle de même, sans aucune inscription, posée directement sur le mur de l’ancienne propriété Finet.

    Cette croix a été posée par Mr Finet, joailler à Lyon chez Beaumont-Finet, qui possédait un grand domaine à la Jardinière. Elle est sur le mur de la propriété, aujourd’hui morcelée, à gauche en montant le chemin de l’Indiennerie, après le carrefour du chemin de la Jardinière.Fiche de Robert,Louis,Marie FINET

    Création de la maison de joaillerie Beaumont-Finet : 

    Agricol Beaumont, originaire d’Avignon, avait installé en 1836 un atelier de joaillerie en étage quai Villeroy à Lyon. Son fils aîné Jean, lui succède en 1880, douze ans plus tard, il entend préparer sa succession en se donnant un associé. Or, son fils unique sur 5 enfants est trop jeune et de plus malade, son choix se porte alors sur un de ses gendres, Ludovic Finet, qu’il fait entrer dans l’affaire en 1892. Les deux noms deviendront indissociables dans la réussite de la maison qui s’impose peu à peu sur le marché lyonnais de la joaillerie-orfèvrerie. En 1894, le tandem Beaumont-Finet décide d’investir la grande artère lyonnaise de la rue de la République, où il s’installe dans 80m2 de boutique à, quoi s’ajoute un atelier contigu de la même surface. La Maison Beaumont-Finet joue davantage qu’AUGIS la carte de la tradition en forgeant sa réputation sur son savoir-faire en joaillerie et son exigence en matière de gemmologie*. (Les dynasties lyonnaises, par Bernadette Angleraud et Catherine Pellissier, éd.Perrin, 2003)

    • gemmologie : étude des gemmes, des pierres précieuses.
  • Croix de mission des Ormes – 1820 – St Cyr au Mont d’Or

    Croix de mission des Ormes – 1820 – St Cyr au Mont d’Or

    Cette croix aurait été érigée en 1820 sur la place des Ormes, dans l’angle que forme le carrefour de la route de St Romain et la route de Lyon, devant le café des Ormes, l’ancienne maison de J.Baptiste Manissier en 1832. (voir saisie des biens du sieur Manissier) :.http://collections.bm-lyon.fr/BML_01PER0030213111/preview_PAGE3_Source.jpg

    Croix de mission des Ormes

    Croix d’une très grand hauteur, surmontée d’un croisillon en fer forgé.Le fût est cylindrique en pierre grise d’origine inconnue comme son soubassement carré, surmontée d’une table. Un carrier a gravé sa marque d’un « B ».

    La place des Ormes est encore célèbre par les jeux qui s’y faisaient aux jours de fête :

    « C’est là aussi, que depuis 1687, les habitants de St Cyr, ainsi que des communes voisines continuèrent de se réunir certains jours de fêtes et surtout les jours de fête patronale, pour leurs délassements, leurs danses et leurs jeux champêtres.
    C’est là, que dans tous les temps, on les a vus courir l’agneau, ou l’oie, ou la brioche, soit à pied, soit à cheval.
    C’est là, que les passants, attirés par la beauté du site et la fraîcheur de l’ombrage, s’arrêtaient, se reposaient, se promenaient… » (Mémoire pour la commune de Saint-Cyr au Mont-d’Or, contre le sieur Michel Flory)

    C’est sur cette place que le 7 juillet 1642, Louis XIII se rendant à Lyon, fut reçu par les prévôts, échevins et notables de Lyon qui lui offrirent un repas champêtre sous des tentes de soie et d’or.

    En 1749, une croix existait déjà qui a été déplacée sur la place des Ormes. « Le Seigneur et le chapître, en autorisant la translation de la Croix, donnèrent à la place le nom très significatif et très énergique de place des Ormes de St Cyr... » voir : Mémoire pour la commune de Saint-Cyr au Mont-d’Or, contre le sieur Michel Flory … https://books.google.fr/books?id=fqCOqtq4HgMC&pg=PA26&lpg=PA26&dq=le+sieur+flory+st+cyr+au+mont+d%27or&source=bl&ots=8Up0Hp3kcV&sig=w_GWokdv9gBG3ofLPl79Lg2dW6I&hl=fr&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwjS3-zI3srLAhVGEpoKHVA6CacQ6AEIHjAA#v=snippet&q=croix&f=false

    La place des Ormes en 1793 :

    Le 9 octobre 1793, 700 Lyonnais conduits par le général de Précy, sortirent de Lyon par les bois de la Claire, et se dirigèrent vers le Mont d’Or, pour gagner la Bresse et la Savoie. L’arrière garde dont le chef était Mr de Virieu, mitraillée par les canons de la Duchère, fut atteinte à Rochecardon, où périrent de Virieu et la plupart de ses hommes.

    L’avant-garde formée de 200 cavaliers fut sabrée à son tour, aux Ormes et sur les pentes du Mont Thou, par des détachements de l’armée conventionnelle accourus de Limonest ; le reste, après avoir traversé les bois de Chasselay et Alix,  alla périr le lendemain à Saint Romain-de-Popey.

    De Précy et quelques-uns de ses soldats parvinrent à se  sauver.

    St Cyr au Mont d’Or – les Ormes
    Mercredi 10 Octobre 1793
    Procès verbal de la découverte des corps
    « Ce jourd’hui Mercredi Dix octobre 1793, l’an 2 de la
    République Française, une et indivisible. Nous, Jean-Laurent Rolachon et Pierre Dian, tous deux officiers
    municipaux de la commune de Saint Cyr au Mont d’Or,
    Nous sommes transporté ensemble sur la grande Route de
    notre commune allant du lieu appelé la fontaine du château
    à Lyon, pour y faire le recensement Des Corps morts
    laissés sur le dit chemin ensuite du passage de l’armée
    Lyonnaise ; avons reconnu sur le dit chemin quatorze corps
    étendus Morts sur le dit chemin entièrement et absolument
    nus, sans aucun indice sur leur nom ni domicile, vu qu’ils
    avaient été dépouillés jusqu’à de la chemise qui les
    couvrait, auxquels nous avons fait donner la sépulture dans
    le canton de Vaques, dans un coin de Terrein appartenant
    au Citoyen Jean Rolachon et ayant ensuite découvert un
    autre corps mort au canton appelé aux Ormes, étant venu
    pour lui faire donner pareillement donner la sépulture, il
    nous a été assuré par les gens qui occupent la susditte
    maison justement que le susdit corps avait été enterré
    proche la Croix appellée Des Ormes ;
    Dont et du tout avons rédigé le présent procès verbal pour
    servir et valoir ce que de Raison, le jour et an que dessus,
    sur environ l’heure de six après midi et avons signé :
    Rolachon, municipal »
    Sources : Archives municipales de St Cyr – 2 H2

    Qu’est-ce qu’une croix de mission :

    Une Croix de mission est un monument érigé en souvenir d’une mission; Après la tourmente révolutionnaire, il fallut, pour l’église, restaurer la pratique religieuse. Très tôt, dans les diocèses, on a recouru à des missionnaires, prêtres dont la tâche était d’aller dans les paroisses.C’était le temps de la mission, période où chacun devait se remettre en cause pour repartir d’un bon pied dans la vie chrétienne. La mission se terminait par l’érection d’une croix, dite croix de mission.

    En général elle porte une inscription (celle du prédicateur) et la date de cette mission. Les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique tridentin, les trois jours précédant immédiatement le jeudi de l’Ascension, c’est-à-dire les 37e, 38e et 39e jours après Pâques. Ce terme n’est plus utilisé aujourd’hui que par les Églises catholique (surtout les traditionalistes), anglicane et quelques Églises orthodoxes.

    Le mot « rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander ». Ce terme sert à qualifier cette période de l’année car l’Évangile du dimanche précédent comprend le passage « demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7). Le terme rogation, en latin rogatio, signifiait originellement « demande » et a pris le sens de « prière, supplique » en bas latin et de « prière accompagnée de processions » en latin ecclésiastique.

    Ce dimanche lui-même était appelé dimanche des Rogations. Ce jour marquait, avant le concile Vatican II, le début d’une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite par les Églises catholique et anglicane. Des processions étaient organisées dans les chemins parcourant les champs dans tous les pays catholiques. Les croix de station au bord des chemins des campagnes en rappellent le souvenir.

    Les fidèles observaient traditionnellement pendant les Rogations un jeûne afin de se préparer à la célébration de l’Ascension et les prêtres bénissaient les cultures. Source : Wikipédia

    A St Cyr, le Dimanche des Rameaux, avait lieu une procession qui conduisait les fidèles et leur curé de l’église à la Croix des Rameaux, la Croix du bois ou Ferroux, le Croix du Bourg, la Croix de Nervieux/montée Marceau et enfin à la Croix des Ormes, dernière station.    Ici, se trouvait un beau reposoir, majestueux et imposant. Une vieille coutume était pratiquée à ce reposoir. La bénédiction donnée et la procession partie, on roulait les enfants dans la masse des pétales de roses lancées pendant la cérémonie et qui faisaient un vrai tapis sur le sol. C’était afin de les délivrer de la peur.

    (St Cyr et les Monts d’Or – Dr Gabourd – 1967 – page 113)

  • La cabane pointue retrouve son air de jeunesse

    La cabane pointue retrouve son air de jeunesse

    Cabane pointue

    Article du progrès du jeudi 25 février 2016 sur la Cabane Pointue à Saint Didier au Mont d’Or

  • Le hameau du Pinet à St Didier au Mont d’Or, raconté par Antoine Vincent

    Le hameau du Pinet à St Didier au Mont d’Or, raconté par Antoine Vincent

    Le hameau du Pinet s’étale à mi-coteau sur la pente Ouest de St Didier. Depuis 1764, sa configuration est restée à peu près la même.

    Au fond du vallon, coule le ruisseau du Pinet qui alimente le lavoir dans la partie basse du hameau.

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    Vallon du Pinet au soleil couchant

    Antoine Vincent, cultivateur né en 1931, est le dernier du nom de la branche Vincent du Pinet de St Didier. Sa ferme est nichée dans le creux du vallon et orientée au sud. On y trouvait de belles charpentes, des tonneaux, un four à pain et un puits. Un linteau de porte est gravé 17??, probablement par J.Baptiste Imbert, l’ancêtre d’Antoine qui habitait cette maison en 1760. Antoine Vincent exploita la ferme seul avec son frère Pierre, Antoine s’occupant des 12 vaches laitières et des repas tandis que son frère s’occupait des arbres fruitiers et des courses.  Le soir, ils s’endormaient de fatigue sur la table du dîner, ils n’avaient pas la télé… Pas besoin de se dire bonsoir, un signe de tête suffisait pour faire comprendre à l’autre qu’il fallait recharger la cuisinière à bois pour la nuit et aller se coucher.

    Ferme d’Antoine Vincent au Pinet-bas

    Son grand-père, Pierre-Antoine dit « Tani » (1856-1929) était cultivateur-vigneron au hameau du Pinet d’en haut, dans la vieille maison de Jean-Louis Imbert, qui a laissé sa signature sur le linteau du portail.

    Maison de Jean-Louis Imbert - Linteau de portail
    Maison de Jean-Louis Imbert – Linteau de portail 1803

    Antoine est né en 1931 dans cette ferme du Pinet-haut . Son père, Charles Vincent (1891-1985) y vivait avec son frère Jean-Antoine et sa famille. Comme il n’y avait pas assez de place pour deux familles, le père d’Antoine décida, en 1932, de s’installer dans la ferme d’en-bas qui était en fermage depuis longtemps. L’oncle d’Antoine Vincent, lui, resta dans la ferme familiale d’en-haut et l’une de ses deux filles transmit la ferme à ses enfants, les propriétaires actuels.

    Cadasre du hameau du Pinet en 1825 - marques
    Plan cadastral des AD de 1825 – Le Pinet

    C’est le grand-père « Tani », qui vers 1900, a reconstruit le mur qui entoure la Croix du Pinet*, dont le socle portant l’ostensoir et qui servait de reposoir a été reculé pour l’occasion, et encastré dans le mur.

    Croix du Pinet – chemin Frédéric Roman. La croix a été réparée depuis…

    * La Croix du Pinet, bénie par le curé Revel en 1791, fut donnée par Jean-Louis Imbert (1747-1809), cultivateur-vigneron, voiturier et collecteur de fonds pour la commune de St Didier, et qui habitait la maison des Vincent au Pinet.

    Sous la croix, le soubassement garde le souvenir de Jean-Louis Imbert :

    « Elle est pour les mortels le chemin de la gloire par la piété de Jean-Louis Imbert l’an 1791″.

    Lire l’article très détaillé sur la Croix du Pinet dans « Les Cahiers du Mont d’Or : https://lescahiersdumontdor.wordpress.com/2015/10/14/la-croix-du-pinet-a-saint-didier-au-montdor/

    L’arrière grand-père d’Antoine, Charles Vincent (1819-1892) Fiche de Charles VINCENT se marie en 1840 avec Jeanne Marie Bourdelin (prononcer « Bourd’lin ») dont les trois soeurs se lieront à des familles aux noms très répandus à St Didier : David, Imbert, Bénier et Damez (prononcer « Dâmé ») qui habitent aussi le Pinet en contrebas à droite de la Croix.

    Enfin, celui qui chapeaute cette branche, Jean-Antoine Vincent (1789-1854), est originaire de Limonest. En 1813, alors qu’il travaillait chez la veuve de Jean-Louis Imbert, le donateur de la Croix du Pinet, il fit la connaissance de Jeanne Marie Imbert qu’il épousa la même année.

    Jeanne Marie Imbert est la fille de Jean-Pierre Imbert, Maître charpentier tonnelier au Pinet et neveu du donateur de la Croix.

    Jean-Pierre IMBERT, son père Jean-Baptiste,  et ses oncles (Jacques, Jean-Louis et François) sont tous Maîtres charpentiers-tonneliers au Pinet, sauf Jean-Louis, qui fut voiturier. Les maisons portent la trace de leur métier de charpentier par l’abondance de poutres de bois de grosse taille et de charpentes de belle facture. Antoine Vincent a encore dans sa ferme des billes de bois flotté de 20 mètres de longueur !

    Les quatre frères Imbert du Pinet :

    Jean-Baptiste Imbert (1737-1805) a signé son nom en 1803 sur une cheminée de la ferme d’Antoine Vincent.

    Jacques Imbert ( 1742-1793) est charpentier et officier municipal pendant la révolution.

    François Imbert (1750-1822) est charpentier-tonnelier au Pinet. Il est décédé à l’hospice de Lyon.

    Jean-Louis Imbert (1747-1809) Fiche de Jean,Louis IMBERTest voiturier et collecteur des impôts pour St Didier. En 1803, Il a laissé ses marques sur les cheminées et le potager de sa maison du Pinet.

    Maison Imbert - cheminée 1
    Signature sur cheminée : « 1803 * F.P.R. » (Fait par)

    Maison Imbert - le Pinet - cheminée 2 ---.jpg - réd
    Signature sur cheminée – « Imbert 1803 »

    Sur le four à pain « J.L. IMBER 1803 Et L’an XI »  :

    Maison Imbert - Four à pain - réd
    Maison Imbert – Four à pain – Signature « J.L. IMBER »

    Maison Imbert - Four à pain - 1803 et l'an XI - réd
    Maison Imbert – Four à pain – « 1803 et l’an XI »

    Jean-Louis Imbert, en 1772, l’année de son mariage avec Jeanne Vincent, demeure chez son oncle Jean-Baptiste Bénier, le frère de sa mère.

    Jean-Baptiste Bénier (1711-1783)Fiche de Jean,Baptiste BENIER , est vigneron au Pinet. Il habite la maison la plus au Nord du groupe de maisons du Pinet-haut, actuellement maison Grand qui se reliait par en-haut avec la maison de Jean-Louis Imbert.

    Sur une cheminée, J.Baptiste Bénier a laissé son empreinte en gravant (ou en faisant graver) :

    – Un tétraskèle côté droit, (symbole de la roue et du cycle solaire) :

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    Tétraskèle gravé en relief

    – Un coeur surmonté d’une croix, côté gauche, ( symbole du sacré-coeur, dévotion au Cœur de Jésus-Christ )

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    Symbole du sacré-coeur

    – sur la face, son nom et la date 1764 :

    Maison Imbert - cheminée 3 - J.Baptiste Bénier - 1764 -.jpg - réd
    Signature JEAN.BTE

    Maison Imbert - cheminée 3 - J.B. Bénier 1764
    BENIER : 1764

    Le hameau du Pinet fonctionnait pratiquement en autarcie, avec un puits et un four à pain pour les foyers du Pinet d’en-haut et un lavoir pour les cinq ou six foyers du hameau.

    Sources :

    – Généalogie des familles, Généanet – AMilliand (AD du Rhône) : http://gw.geneanet.org/amilliand_w?lang=fr&m=S&n=vincent&p=&nz=milliand&pz=pauline&ocz=1

    – St Didier il y a 200 ans, par Marcelle Fournier

    – Antoine Vincent – entretien Octobre 2015

    Remerciements :

    – à Pierre de Laclos pour sa collaboration et ses encouragements

    – à la famille descendant des Vincent/Imbert, qui nous a reçus chaleureusement dans sa maison et nous a autorisés à y faire des photos.

    Agnès Milliand

  • Le travail des caborniers, Journées du Patrimoine – 20 septembre 2015

    Le travail des caborniers, Journées du Patrimoine – 20 septembre 2015

    Dans le cadre des journées du patrimoine, le travail des caborniers, leurs techniques, leurs outils ont été présentés par l’association au clos de la Rosette, le dimanche 20 septembre après-midi. Les participants ont ainsi pu découvrir les constructions des voûtes en encorbellement, à claveaux, les techniques de construction des linteaux, et des murs.

    La technique de construction d’une voûte à claveaux
    La technique de construction d’une voûte à claveaux

    Les différents types de linteaux
    Les différents types de linteaux

    Comment disposer des pierres pour construire un mur
    Comment disposer des pierres pour construire un mur

    Le beau temps était au rendez-vous, la visite a pu être illustrée lors d’un parcours partant du haut du clos de la Rosette, et allant jusqu’aux cabornes Girard à la limite entre Saint-Cyr et Saint-Romain.
    Une centaine de participants, dont de nombreuses familles avec des enfants ont profité de cette demi-journée.

    La caborne de Pierrot sous le soleil
    La caborne de Pierrot sous le soleil

    Un visiteur inattendu
    Sur un vieux chêne fatigué le long du parcours, si vous levez la tête vous pouvez observer ce qui peut faire penser à une toque en hermine accroché à une patère, en réalité, c’est un hydne hérisson, champignon très rare. A admirer et à protéger !!

    Hydne hérisson sur un chêne têtard
    Hydne hérisson sur un chêne têtard