Auteur/autrice : Cabornes

  • Le lavoir des Greffières parle

    Situé au fond d’une impasse chemin des Greffières, à l’angle d’une maison marquée par une croix, dans la partie en forte pente.

    Deux pans de toit en impluvium laissent couler la pluie à l’intérieur du lavoir. A l’origine, ce toit devait comporter quatre pans. Les plates sont en bon état, sur les quatre côtés.Lavoir des Greffières - réduit.jpg - 3Lavoir des Greffières - réduit.jpg - 2

     »’En 1826, le 14 Novembre »’,  »’Jean-Baptiste Venet »’, propriétaire à St Cyr cède gratuitement une partie de son terrain pour faciliter l’accès à la fontaine et au lavoir des Greffières.Cession de terrain par Mr JB.Venet pour le lavoir des Greffières - 1826.jpg réd<

     »’En 1828, Jean Manissier »’ présente ses comptes pour le  »’pavage du chemin »’ menant au lavoir des Greffières.Compes Jean Manissier pour le pavé du chemin des Greffières - 1828 - réd

     »’1831 : Mr Pierre GAY, de la Jardinière »’ présente ses comptes pour la fourniture de  »’pierre de taille »’ pour le lavoir des Greffières.Comptes Pierre Gay la Jardinière pierres pour le lavoir des Greffières- 1831

    Compte des tailles en pierre de la Jardinière 1832 - lavoir des Greffières.jpg - réd

     »’Février 1832, Mr Antoine GUILLOT »’, »’ Me tailleur de pierre à St Cyr »’ présente ses comptes de pierres de taille qu’il a fournies pour le lavoir des Greffières.Comptes Antoine Guillot tailleur de pierre pour le lavoir des Greffières - 1832.jpg - réd

     »’1906 »’ : Souscriptions volontaires recueillies en vue de la construction d’un abri pour le lavoir des Greffières, s’élevant à la somme de 210 fs à valoir en argent …..Souscription pour un abri pour le lavoir des Greffières - 1906.jpg - réd

     

     

    Le lavoir vient d’être entièrement réparé par l’association de sauvegarde des lavoirs de Michel Matray : http://lavoirsrhone.free.fr/texte/invmtdor.htm

    L’eau est abondante et fraîche, la citerne terminale est sans doute dans la propriété voisine, sous le massif qui forme un gros dos. Aucune entrée visible.http://www.montsdor.com/docs/ressource/fichier_ressource_42.pdfLavoir des Greffières - réduit

     

     

    C’est dans ce lavoir, toujours en eau même l’été, que les lavandières du haut de St Cyr venaient rincer le linge de leur patron quand les autres lavoirs étaient à sec, ce qui arrivait souvent :

    Lors du procès des assassins des dames Gayet, en 1859, Marie Collomb, veuve LENOIR  et Marie Beaupré, veuve DURY disent avoir rencontré Joannon le soir du 14 Octobre, alors qu‘elles revenaient du lavoir des Greffières où elles avaient lavé le linge de Jean-Louis LORAS, propriétaire tailleur de pierre à la Croix-des-Rameaux. .

    – Mr LORAS : « J’ai rencontré Joannon au bas de la montée des Greffières, le 14 Octobre. Je ne me rappelle pas si c’est à onze heures du matin ou à quatre heures du soir »..

    .- Me Dubost : « A quelle heure a t-on quitté le lavoir? »

    – Mr LORAS : « Je crois que c’est à six heures moins le quart. Il était tout au plus six heures quand la voiture a été chargée ».

    – Me Dubost : « Combien faut-il de temps pour aller des Greffières chez les femmes LENOIR et DURY » (La Croix des Rameaux)

    – Mr LORAS : « Une heure à peu près ».

    – la veuve LENOIR rappelée : « Je sais qu’on a fini de laver à la grand’nuit ».

    – Me Dubost : « le jeune VIGNAT nous a dit tout-à-l’heure qu’à cinq heures il n’aurait pas pu racler son bâton, donc à cinq heures il faisait déjà nuit. »

    – Me Dubost : « N’avez-vous pas fait un long détour avec la voiture et n’avez-vous pas marché plus lentement que les lessiveuses? »

    – Mr Lauras : « Je crois avoir marché plus vite, au contraire, avec ma voiture. »

    – Me Dubost : « Quoi qu’il en soit, le trajet des deux femmes n’a pas dû durer plus longtemps et parties dès la nuit du lavoir, elles ont bien pu rencontrer Joannon à six heures et demie. »

    (Affaire de St.-Cyr.-au-Mont-d’Or: drame judiciaire, l’un des plus émouvants …) http://archive.org/stream/affairedestcyra00unkngoog#page/n156/mode/2up

    Agnès M.

  • Inauguration du clos de la Rosette

    Un article paru dans Le Progrès du 20 juin 2015 suite à l’inauguration du Clos de la Rosette à Saint-Cyr-Au-Mont-d’Or

  • Balade en Mont d’Or avec nos amis de St Jean de la Porte (Savoie)

    Mont Cindre, le 6 juin 2015 à 9h.

    Nos amis de St Jean de la Porte (Savoie) arrivent. Ils sont tous bénévoles dans une association identique à la nôtre (Jean-Lou et son équipe restaurent – fours à pain – lavoirs -murs – et entretiennent des sentiers dans le Massif des Bauges). Hubert, ami de longue date d’André, avait souhaité cette journée d’échange, et c’est donc avec plaisir que nous leur avons fait découvrir le patrimoine du Mont d’Or et nos actions de restauration.

    Vue depuis le chemin des rapacesLa randonnée concoctée par David, nous fait partir du Mont Cindre, admirer le paysage depuis le sentier des rapaces, puis plonger dans le Vallon de l’Arche, à la découverte du captage romain. Après la visite d’une caborne à claveau située dans le bois, puis la pause-photo aux cabornes Girard (cf photo à la Une), …

    Tunnel de St Romain (2)

    …nous partons à la découverte des Tunnels de St Romain (avec explications sur ce qu’était leur usage), et poursuivons (sur un sentier assez pentu) jusqu’à la Grotte de la Luée.

    La Grotte de la Luée (2)Les grandes Thorelles

    Puis nous nous séparons en 2 groupes: un 1er (conduit par JACQUES) va directement au Bois de Pins (lieu de la pause pour le repas), le 2ème (plus sportif !!!) fait un crochet par les Grandes Torelles (tunnels et aqueduc sur Couzon).

    La pause pique-nique (bien méritée) terminée, nous nous remettons en piste pour le sommet du Mont Thou, où nous sommes accueillis par le vol d’un superbe Milan. Depuis la Table d’Orientation, nous faisons découvrir à nos amis le panorama (dommage que la brume de chaleur occulte la vue sur la chaîne des Alpes).

     

    Après un passage par la caborne d’ANTOINE, nous arrivons au Clos de la Rosette : nos amis savoyards sont émerveillés par le travail accompli, « bluffés » selon l’expression d’HUBERT, et surpris par l’ensemble de la caborne BERGER.

    Caborne BERGER

    Caborne BERGER (2)

    Notre ballade se termine par un magnifique spectacle : la vue panoramique sur Lyon depuis l’esplanade de l’Hermitage.

    Nous nous séparons autour d’un petit rafraîchissement, au cours duquel Jean-Lou et son équipe nous manifestent leur reconnaissance en nous offrant une Tomme et du Vin de Savoie, rien de tel pour sceller une amitié naissante entre les membres de nos associations, et de se dire à l’année prochaine en Savoie, pour la conquête de l’ARCLUSAZ par exemple (2040m).

  • Les lavandières du vallon d’Arches

    Lavoir d’Arches

    A St Didier au Mont d’Or, le vallon d’Arches s’étire, bucolique et champêtre, jusqu’à Rochecardon.

    A l’angle du chemin des Barres, le lavoir d’Arches a accueilli nombre de lavandières venues rincer le linge de leurs « patrons ».Reconstruit en 1819, les carriers ont laissé leur signature sur les plates : 

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    Gaspard Chanel « P GASPARD CHANEL EN 1819 »

    Lavoir d'Arches - marque François BUY

    « F P M FRANCOIS BUY FILS 1819 »

    ainsi que « Louis TURRIN 1851 »Lavoir d'Arches - Signature Louis Turrin

    Au pied du chemin des Lavandières, qui descend du hameau du Montellier, la maison des lavandières domine la vallée d’Arches

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    Alice Odin, 92 ans, habite la maison reconstruite sur l’ancien moulin d’Arche, elle raconte :

    « Les lavandières venaient au lavoir le lundi, rincer leur linge. Les papotages allaient bon train.

    Elles lavaient le linge qui leur était confié par Mr Rozier*, fabricant de foulard de soie à Vaise, rue de la Corderie et qui avait une maison au hameau du Monteillier.. Vers :fiche de Marc ROZIER  Il y avait des draps, qu’elle lavaient au rez-de-chaussée de la maison qui surplombe le vallon et qu’elles rinçaient au lavoir avant de les étendre sur la plate qui prolonge la maison vers le sud. Mais surtout, c’étaient les chemises, beaucoup de chemises, blanches avec des plis sur le devant.

    Une fois séchées, il fallait les repasser avec les fers qu’elles faisaient chauffer sur le fourneau allumé été comme hiver. C’était un travail d’artiste de repasser tous ces petits plis… »

    Les lavandières d’Arches travaillaient pour le compte de Mr Thenand, blanchisseur en Arches, né en 1874 à St Didier.

    Alice Odin :

     » vers 1950, moi, j’avais mon lavoir, en contrebas du lavoir d’Arches, dans le pré aux cressonnières. Je n’allais pas au grand lavoir ».

    Lavoir privé de Mme Odin
    Lavoir privé de Mme Odin

     

    Situé en contrebas du lavoir d’Arches, le petit lavoir est bien alimenté en eau et la couverture a été refaite. A noter, à droite de la porte d’entrée, une grande pierre plate qui fait mur, en pierre grise à gryphées de St Fortunat. L’eau arrive par un gros tuyau en béton qui court sur le mur du fond. Les dalles du sol sont en mauvais état et l’eau suinte partout. Ensuite, l’eau alimente une ancienne cressonnière, avant de traverser le chemin des Barres et passer le long de l’ancien moulin. Deux tuyaux alimentent trois réservoirs d’eau dans la cour de l’ancien moulin à huile de Mme Odin.

    • foulards Marc Rozier : La fabrique de foulards coton (carrés, écharpes, pochettes) Rozier est née place Tobie Rabatel à Lyon en 1889-1890. La société s´installe à Vaise en 1918 : un immeuble très certainement construit à partir de 1915 et une série d’atelier sur cour en coeur d’îlot, rue de la Corderie. La fabrication concerne des foulards soit à but folklorique, soit à but utilitaire : foulard rouge pour les mineurs, bleu à pois blancs pour les cheminots, à ramages jaune-ocre et rouge pour priser et chiquer. Une première extension de l’usine a lieu dans les années 1930, au 25 rue Chinard puis en 1972, où une partie des ateliers est transférée à Bourgoin-Jallieu. Ce site est toujours en activité. Les foulards vendus sous les marques Marc Rozier et Eric Provent au Japon représentent près de 70 % des ventes globales de l’entreprise. Source : http://patrimoine.rhonealpes.fr/dossier/usine-textile-dite-foulards-marc-rozier/ffddfdef-e955-4c7b-96d1-7b7f5a89dcce

    Agnès M.

  • Croix – place Lassalle – 1772 – St Cyr au Mont d’Or

    Croix datée 1772, en pierre calcaire dorée, fût et croisillon de forme carrée. Est encastrée dans le mur d’une maison à gauche en descendant de la place Lassalle par la rue du Ferroux, en face du nouveau parking..

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    Serait-elle la Croix des Rameaux ou bien plutôt serait-ce celle qui est datée 1804 au-dessus de la place ?

    Chaque année, le jour de Pâques, les fidèles allaient en procession jusqu’à cette croix y déposer une branche du buis qui avait été béni le dimanche précédent des Rameaux. Le cortège descendait ensuite par le chemin du Ferroux…

    .  En 1771, Le curé Ranchon écrit au sujet de cette croix :

    L’an 1771, le trentième jour de Mars, jour de la fête de Pâque, je Curé soussigné, ay béni la Croix dite des Rameaux , faite à neuf par Jean Marie LAURAS fils, Me tailleur de pierres, habitant du lieu; lequel auroit démoli l’ancienne croix et auroit fait construire une maison d’habitation sur la place, dans laquelle existait l’ancienne, et auroit placé la neuve vis à vis la place de l’ancienne, diere(derrière?) le mur de son jardin : ladite bénédiction faite lors de la procession générale accoutumée être faite ledit jour de Pâque. Signé Ranchon Curé.

    Source : AD du Rhône – St Cyr au Mont d’Or – BMS – 1771 – page 7/25

    lien vers Jean-Marie Loras : fiche de Jean,Marie LORAS

  • Plaques de cocher dans les Monts d’Or

    Les plaques de cochers en fonte datent de la  fin XIX ème, début XXème.

    On désigne par plaque de cocher ces plaques directionnelles en fonte, placées à environ 3 mètres du sol sur des bâtiments publics ou quelquefois privés. Parfois sur des pyramidions en pierre, ou des poteaux métalliques, on les trouve aux carrefours et aux entrées et sorties principales des agglomérations.

    Placées en hauteur pour être vues des cochers, elles se trouvent sur les anciens Chemins de Grande Communication (CGC), les Chemins intercommunaux ou d’intérêts communs (CIC) ou les Chemins vicinaux Ordinaires (VO).

    A voir : Histoire des plaques de cocher : http://www.plaquedecocher.fr/

    Circuit des plaques de cocher dans les Monts d’Or   

    De Collonges au Mont d’Or à St Didier, 8 plaques vous guideront pour un petit circuit

    Partons du hameau de la Chaux déjà connu à l’époque romaine (ancienne Villa Calciensis).

    A l’angle du chemin intercommunal n°15 (actuelle route de Collonges) avec le chemin qui plonge sur Trêves-Pâques, une plaque vous dit que vous êtes sur la commune de Collonges, à 0km800 de Trêves-Pâques et à 1km700 de St Cyr au Mont d’Or.

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    Si vous vous placez sous cette plaque, le dos tourné à la Saône et à Trêves-Pâques, vous pouvez admirer :

    – face à vous sur la droite le château (actuel C.H.S.) que Jean-Baptiste Perret  reconstruisit en 1875 sur les ruines de la Maison Forte des Seigneurs de la Chaux.

    Face à vous sur la gauche, ce qui reste de l’ancien « Château Branlant », sorte de grosse demeure aux hautes fenêtres, somptueuse au XVIIIème siècle.Château-branlant - la Chaux - réd

    Face à ce » Château-Branlant », se trouvait la demeure d’Albert Falsan, fiche d’Albert FALSAN célèbre géologue lyonnais.

    – Replacez-vous devant le « Château-Branlant », à l’angle de la rue de la Chaux. Une plaque sur la maison vous dit que vous êtes sur la commune de St Cyr. Suivez la direction indiquée vers St Cyr à 1km700 par le chemin intercommunal n°15 :

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    En haut de cet ancien chemin, appelé maintenant route de Collonges, au croisement de la route de St Romain, une plaque sur le mur de droite vous dit que vous êtes dans le hameau de Champlong (autrefois Champs-longs), que vous êtes à 1km200 de Trêves-Pâques et à gauche à 1km300 de St Cyr.

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    Prenez à gauche la route de St Romain, en laissant sur votre droite le très vieux hameau de la Baticolière (anciennement « Bas-de-Colières) avec le château de Camille Bellon.

    La route de St Romain vous mène tout droit vers la place des Ormes ( anciennement place d’Hormes). A l’angle de la place, sur le mur de la propriété de Grandgraves, une plaque vous indique le chemin vicinal ordinaire n°3

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    menant à l’ancienne gare de l’Ile Barbe à 1km400 ainsi que le pont suspendu de l’Ile Barbe à 1km800.

    Si vous descendez la route de Lyon à gauche, vous êtes sur le chemin de grande communication n°21 qui vous mène au lieu-dit Fayolle.

    Sur le mur de gauche, sous le « Pavillon Fayolle » où une ancienne niche en pierre grise à gryphées est datée de 1792, une plaque vous indique le quai Jaÿr à Vaise, à 3km300 et St Cyr à 1km600..

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    Ici, la frontière avec Lyon est proche, il vous faut donc reprendre le chemin de grande communication n°21 jusquà St Cyr.

    Laissez-vous porter vers le haut de St Cyr et ses anciennes carrières.

    Vous croisez la grande-charrière (actuelle rue du Mont d’Or) et arrivez en direction du Mont-Cindre au hameau de « La Croix de Ravennes » où une grande carrière descendait jusqu’au château..

    Vous êtes sur le chemin vicinal ordinaire n°4, une plaque (de couleur verte pour une fois) sur le mur de la maison Sautreaux, 8 rue Cl.Fouilloux ( Maire de St Cyr de 1878 à 1892) vous indique ce lieu chargé d’histoire et vous invite à monter encore en direction de Poleymieux.

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    La rue Claude Fouilloux devient étroite et de vieilles maisons cachent des jardins secrets derrière portes ou portails. Vous arrivez sur la place Lassalle (ancienne place de la Croix-des-Rameaux), rebaptisée en reconnaissance à Nicolas Lassalle, tailleur de pierre et géomètre, habitant la Côte Pin, qui fit un don de 10.000 francs à la commune pour ériger une fontaine. La fontaine Lassalle fut inaugurée en 1905.

    A l’ouest, à l’angle de la côte Pin (actuelle rue Jean Meunier), vous êtes sur le chemin vicinal n°22 de Ferroux (actuelle rue du Ferroux), une plaque sur le mur du nouveau parking vous rappelle que vous êtes à la Croix-des-Rameaux et que vous pouvez vous dirigez à gauche vers le hameau de Montluc (cimetière).

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    Mais plongez plutôt par la côte Pin (actuelle rue Jean Meunier) vers le hameau des Gasses. Vous passerez devant la maison de Lambert Lassalle au n°1,tailleur de pierre et père de Nicolas et plus bas, puis devant la vieille maison de J.Baptiste Pain, bourgeois de Lyon qui possédait aussi la maison de Chatanay qui porte encore le beau cadran solaire.

    Enfin laissez-vous guider vers le hameau de St Fortunat en remontant la nouvelle « rocade des Mont d’Or » jusqu’au hameau des Ardelets, après le chemin des Gorges. A droite, sur le mur d’une ancienne maison, une plaque de couleur jaune, en très bon état,  vous invite à emprunter le chemin vicinal ordinaire n° 7

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    pour aller vers la chapelle de St Fortunat, lieu de pèlerinage au 19ème siècle.

    En 1911, 34 plaques de rue en émail ont été posées à St Cyr.

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    Plaque de rue en émail

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    Fourniture de 34 plaques de rues par la sté Email-Lyon en 1911

    Elles ont été fournies par la société Email-Lyon, usine d’émaillerie située à Villeurbanne.

    Agnès Milliand

  • Croix des Marronniers – la Bussière – St Cyr au Mont d’Or

    En montant la rue Ampère, au hameau de la Bussière, prendre à droite la rue des anciennes carrières, direction les Marronniers – la Bussière. Elle est à droite dans le chemin gravillonné qui mène aux habitations. On ne voit pas la date, mais elle semble très ancienne. Fût et croisillon de forme hexagonale en pierre calcaire jaune des carrières proches de la Bussière, sans doute. Inscription à la base du fût : vraisemblablement « Via Coeli » (Chemin vers le ciel) un peu effacée.

    Croix des Marronniers Bussière

    Vue de la croix des Marronniers au fond Fourvière
    Vue de la croix des Marronniers au fond Fourvière

  • Croix des Greffières – 1681- St Cyr au Mont d’Or

    Située chemin des Greffières, sur le mur du jardin de la propriété du n°8 chemin des Greffières (face au n°15).En pierre d’apparence grise, le fût et le croisillon sont de forme carrée. Elle est posée sur un socle qui repose sur le mur de la propriété.

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    Sur le fût, un blason porte l’inscription :  » VOUS VAINCREZ EN CE SIGNE – 1681″ Ce signe serait le « chrisme », symbole chrétien formé des deux lettres grecques Χ (chi) et Ρ (rhô), la première apposée sur la seconde. Il s’agit des deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). D’après la tradition, c’est ce signe que portait l’étendard (labarum) de Constantin Ier quand il marcha contre son rival Maxence et le battit à la bataille du pont Milvius (Le pont Milvius est un pont romain en arc fortifié-porte de ville du IIème siècle av.J.-C; sur le Tibre à Rome en Italie) en l’an 312. Par la suite, Constantin déclara qu’il avait eu un songe où il avait vu ce signe accompagné du message : « Sous ce signe tu vaincras » (In hoc signo uinces en latin, En touto nika en grec).  Hélène, mère du grand Constantin, qui était chrétienne, visita les saints lieux et eut le bonheur de découvrir la vraie croix qui était demeurée ensevelie sur le mont Calvaire avec les instruments de la Passion. Cette heureuse découverte augmenta beaucoup le nombre et la dévotion des Chrétiens.

    (« Le Chrétien brûlant d’amour pour Jésus-Christ crucifié » – librairie écclésiastique de Rusand – 1825)

  • Tunnels de carrières dans les Monts d’Or

    Le tunnel de carrière, une originalité des Monts d’Or

    L’un des principaux problèmes rencontrés dans l’exploitation des carrières était la gestion des déchets. Les couches supérieures, comme le ciret, étaient trop friables pour la construction (même si elles servaient à faire de la chaux).

    Pour y remédier, les carriers ont construit des tunnels en pierres sèches avec des voûtes à claveaux, sur lesquels ils entassaient les déchets. Cela leur permettait à la fois d’évacuer le marrain (déchets) et d’avoir un chemin propre pour transporter les lourdes charrettes de pierre tirées par les chevaux.

    Certains de ces tunnels sont encore visibles aujourd’hui.

    Gaspard Ligneux

    Gaspard Ligneux a signé la clé de voûte de l’entrée d’un tunnel dans le Mont d’Or. En 1880, cette pierre a scellé la voûte de l’entrée du tunnel ci-dessus.

    Gaspard Ligneux, tailleur de pierre à St Romain au Mont d’Or, est né en 1806 et décédé en 1870. Il était le fils de Jacques Ligneux, également tailleur de pierre, et d’Anne Barbaret.

    Louis Ligneux

    Louis Ligneux est aussi probablement l’auteur en 1863 de deux épitaphes gravées dans la pierre, au pied de la carrière, exprimant la dureté du métier de carrier :

    « Oh dure et ingrate roche, pendant trente-trois années par toi nous fûmes enchaînés. Mais oh Dieu de bonté, veille sur nous encore quelques journées et nos chaînes seront brisées. »

    Louis Ligneux, 1863

    « Heureux celui qui, sans te creuser, sa vie peut passer. Car dans ton sein, ô dure roche, que de sueur il faut sécher, que de malheur et de danger il y a à éviter pour ne rien gagner. »

    25 novembre 1863

    On suppose que Louis Ligneux (1831–1906) a gravé cette pierre en hommage à son père Gaspard Ligneux.

    ⚠️ Les tunnels et carrières sont des propriétés privées et peuvent être dangereux. Ne vous aventurez pas hors des sentiers balisés.

    Photos : Michel Matray et Pierre de Laclos

  • Croix du Mont Thou – la plus symbolique – 1759 – St Cyr au Mont d’Or

    Nombreuses sont les croix de chemin qui ont été érigées à la suite d’une initiative privée, souvent par une famille aisée qui voulait à la fois affirmer sa foi et protéger les siens. On peut distinguer ce type de croix des précédentes car on y gravait le nom de la famille commanditaire. Parfois, on y trouvait même un blason.

    Située dans le hameau du Mont Thou, en contrebas du lavoir et au croisement avec la rue Salagon qui descend à St Romain…. la Croix du Mont Thou,  est une très belle et ancienne croix (1759), en pierre calcaire grise, avec fût et croisillon de forme carrée. Posée en 1759 par le sieur Antoine Cottier ( Env.1700-1774), Maître teinturier en soye et bourgeois de Lyon, propriétaire à Salagon. On y retrouve très probablement gravés les symboles de la passion du Christ.Croix du Monthoux - 1759 - réduite

    Sur le croisillon ont été gravés :

    – en haut, INRI (Jésus de Nasareth, roi des Juifs);

    – dessous une étoile flamboyante ou étoile à 5 branches ou pentagramme avec un « G » en son centre. Chère aux Francs-maçons, c’est un symbole ésotérique très ancien en rapport avec le principe initiatique. Il représente la conscience incarnée, l’esprit dans la matière. Il signifie aussi dans le répertoire symbolique chrétien les 5 plaies du Christ. Ce symbole utilisé par les carriers illustre aussi les forces de la lumière victorieuses de l’obscurité. la lettre G, nichée au cœur de l’étoile est son cœur. G pourrait être la 1ère lettre de God, Dieu en anglais ou encore Gnose Connaissance, elle pourrait être aussi Grand, Géométrie, Gravité, Guide, Gardien…

    – à gauche le soleil avec ses yeux (symbole de la lumière), puis une éponge au bout d’un long bâton serait-ce la sainte éponge? : « pour répondre et atténuer l’agonie du Christ sur la croix, on porta aux lèvres de Jésus une éponge fixée au bout d’un bâton et plongée au préalable dans de la posca, ou vinaigre. Selon le récit évangélique, une éponge a donc recueilli le sang du Christ transpercé par la lance. » ;Croix du Mont Thou - Croquis - Mars 2015

    – au milieu, une couronne d’épines (instrument de la passion posé sur la tête du christ avant sa crucifixion);Croix du Monthoux - Détail du croisillon - réduite                             croquis—>

    – à droite, le bout de la lance du centurion (voir plus bas). . la lune de profil avec son visage sévère -d’aucun y verront peut-être le portrait du Sieur Cottier- la lune qui projette la lumière qu’elle reçoit du soleil, symbolise l ‘église.

    Sur le fût, sont gravés : un très beau coq avec ses plumes, sa crête et son jabot. Le coq est le symbole du reniement de saint Pierre qui, selon l’Évangile, aurait renié Jésus trois fois avant que le coq chante deux fois. Par la suite, chaque chant du coq rappelle au saint sa trahison. Le coq, témoin de la trahison de Pierre, serait placé sur les clochers pour rappeler aux hommes leur faiblesse. posé sur un cylindre.Croix du Monthoux - détails du fût - réduite

    En dessous la date de la pose de la croix, 1759, un autre bâton croise le premier et se termine par une lance qui saigne. Une tradition chrétienne veut qu’un soldat romain du nom de Longinus (en français Longin) ait percé le flanc du Christ sur la Croix à l’aide de sa lance. La tradition veut que cette lance ne cesse jamais de saigner à sa pointe.

    Sous le cylindre et les bâtons : sans doute les 3 clous qui ont servi à la crucifixion.

    Dessous : O CRUX AVE (salut, ô croix).

    Détail du socle :

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    « CETTE CROIX A ETE MIZE PAR LE SOIN DE Sr ANTOINE COTTIER BOURGEOIS DE LYON »

    voir la généalogie d’Antoine COTTIER —> Fiche de Antoine COTTIER

    Sources numériques :

    http://hautsgrades.over-blog.com/

    http://www.freemasons-freemasonry.com/etoile-flamboyante.html

    Wikipédia « La passion du christ ».