La restauration de la troisième caborne située le long du chemin du bois de pins sur le Mont La Roche s’est terminée en Octobre 2017 .
Ces trois cabornes (Joseph, Serve et Cœur) ont été restaurées grâce à la contribution des voisins et d’un entrepreneur : fourniture et transport de pierres, arrachage d’arbres et de souches menaçant la solidité des ouvrages restaurés (cabornes et murs).
La caborne de Joseph est situé sur le chemin du bois de Pin, presque invisible au bord du chemin avant le début des travaux… sa rénovation a commencé en janvier 2017 et c’est terminé à la fin février.
La caborne juste après le débrouissallageLa caborne avant le début des travaux de rénovation
Après le débroussaillage, commence le travail de nettoyage, dessouchages et retrait des matériaux se trouvant dans la caborne.
Quelques consignes avant de nettoyer le périmètreLe dessouchage tout en délicatesse
Après quelques efforts, les bases de la caborne apparaissent plus nettement
Les murs originaux se dévoilentLa structure s’élève au fil des semainesLa pierre de qualité est une matière première rareUne mezzanine dans une caborne, conception contemporaine ?Cette structure de bois permet de travailler en hauteur plus facilement
Après avoir suffisamment élevés les murs, il faut poser le linteau de la porte avant de continuer avec l’encorbellement…
Les linteaux qu’il va falloir hisser au dessus de l’entréeÀ l’aide d’une structure créée sur place et sur mesureLe linteau le plus imposant doit approcher les 200kgLe linteau doit être hissé à plus d’un mètre cinquante de hauteur à la force des brasUn effort qui permet d’avoir une belle entréeLe linteau posé, l’encorbellement peut maintenant progresserLa caborne de Joseph terminée
Cette caborne restaurée en 2016, se situe sur le chemin du bois de Pin sur la commune de Saint Cyr au Mont d’Or. Elle a l’originalité d’avoir à proximité un déversoir permettant de stocker l’eau.
l’état de la caborne en 2012La caborne en octobre 2016La caborne en cours de remise en état sur le chemin du Bois de PinsLa construction de l’encorbellement en novembre 2016Le débroussaillage du chemin du Bois de Pins en octobre 2016La pose des linteaux en novembre 2016
Cette caborne est la 12ème et dernière sur le sentier « de l’Homme et du Paysage » inaugurée le 11 juin 2016. Elle se trouve sur le chemin des Pierres Blanches, quelques dizaines de mètres après le virage menant aux cabornes Girard. Elle est en contrebas sur la gauche en direction de la route des crêtes.
vue depuis le terrain en contrebas du chemin des Pierres BlanchesLe chemin des Pierres Blanches, avec, visible en arrière plan , la caborne adossée au mur de soutènement du chemin.
Lavoir à Borney ou Brunet – rue du Lavoir, ancien chemin rural n°63 de Bornet ou Borney.
On trouve cette rue à gauche en descendant de St Cyr par la route de Lyon. Le lavoir est au début de la rue à gauche
Lavoir à Bornet – rue du Lavoir
Une fontaine « fontaine communale – 1862 » fermée par une grille, alimente le lavoir d’une eau fraîche toute l’année
Fontaine communale – chemin de Borney (rue du Lavoir)
Le 25 Août 1832, Pierre Viallon*, propriétaire chemin de Borney, demande l’autorisation à la commune d’exécuter des travaux sur »’le lavoir public « dit Brunet » »’ « qui est dans un état de ruine, que la source qui fournit audit lavoir étant encombrée par des matériaux qui s’opposent à son écoulement naturel, l’eau se perd dans les terres; le public étant dans un grand besoin d’eau vive de source, le sieur Viallon propose de faire fouiller ladite source, à frais communs la réparer, et donner en entier son produit à une fontaine d’eau vive qui sera élevée au-dessus du lavoir. Le trop-plein de ladite fontaine sera divisé par parties égales, soit la moitié audit lavoir public qui sera plus que suffisant pour le remplir journellement; soit enfin l’autre moitié qui passera dans la propriété dudit Viallon… »
1832 – Demande su sieur Viallon pour exécuter des travaux au lavoir dit Brunet
Un devis estimatif est produit pour la construction du lavoir à Bornet (non daté)
Devis estimatif pour la construction du lavoir à BornetDevis estimatif pour le lavoir à Bornet – suite
Ce lavoir public est cité en 1876 par Nicolas Lassalle, géomètre à St Cyr au Mont d’Or »’, qui a dessiné le plan d’alignement du chemin rural n°63 dit « à Bornet ou Borney » acutellement chemin du lavoir. On peut voir sur le plan, qu’un ancien lavoir existait en face du lavoir actuel dans les terres de la veuve d’André Viallon. Ce lavoir a dû être démoli et reconstruit à l’emplacement actuel avec sa fontaine.
Plan d’alignement du C.R.N°63 de Borney – 1876 – Nicolas LassallePlan d’alignement du C.R.N°63 de Borney – 1876 – Nicolas Lassalle – croquis
En 1882, la veuve d’André Viallon demande l’autorisation de reconstruire un mur de clôture sur le chemin rural n°63 de Borney, vu le plan d’alignement légalement approuvé le 18 Mai 1877.
En 1902, la veuve d’André Viallon, demeurant à Lyon, chemin de Gerland n° 67, est condamnée par la commune de St Cyr à faire cesser les travaux de reprise au mortier et rejointement qu’elle a fait entreprendre dans les murs de sa propriété du chemin de Borney, la commune entendant poursuivre l’élargissement du chemin en acquérant les terrains à incorporer…
En 1903, un nouveau plan d’alignement est réalisé par un nouveau géomètre. Il ressemble en tout point au plan de 1876 crée par Nicolas Lassalle. Le chemin porte toujours le nom de Borney…
*La famille Viallon est citée au lieu de Nervieux dès 1705. Leur maison se situe à la fin de la rue de Lavoir (ancien chemin rural n°63 de Borney) juste avant de croiser la rue de Nervieux. Ils sont dit « Brunet ou Borney » ou « Dondaine ». André Viallon est négociant boucher à Lyon en 1875 quand il décède dans sa maison de campagne de St Cyr. Son père, Pierre Viallon, sans doute l’auteur de la lettre de 1832, est propriétaire cultivateur au lieu de Nervieux quand il décède en 1868. La maison Viallon, au 20 rue du Lavoir est toujours habitée par les descendants de cette famille. Le n°22 actuel était une dépendance de la maison Viallon (remises et habitation). La famille Viallon était propriétaire des terres situées derrière leur maison jusqu’aux Ormes en passant par l’allée des Cerisiers qui n’existait pas. C’est là que Lambert Défarges, beau-frère d’André Viallon, horticulteur-pépiniériste, fondateur de la société d’horticulture du Rhône en 1843, obtint en 1867 le fameux abricot qui porta son nom…
Le lavoir des Gasses se situe rue de l’Indiennerie, en montant à droite au rond-point sur la « rocade » menant à St Didier, sur le côté droit avant la rue des Gasses.
Son toit en « impluvium » pour recevoir les eaux de pluie a été entièrement refait à neuf.
Photo Agnès MilliandPhoto Agnès Milliand
Avant 1855, Melle Jeanne ANDRÉ lègue à la commune un terrain pour y faire établir un lavoir et un étendage. Le 6 Septembre 1855, la commune échange un terrain avec le sieur Chambard pour y construire ce lavoir.
Construction du lavoir
Le 25 Novembre 1855, Jean DUTREIX, Me maçon à St Cyr, s’engage à exécuter les travaux pour la construction du lavoir des Gasses, Jardinière, Buissière et Croix-des-Rameaux.
Adjudiucation des travaux à Jean Dutreix
Plan du lavoir des Gasses – Archives communales de St CyrPlan du lavoir des Gasses – Archives communales de St Cyr
En 1877, le sieur PAYS facture à la commune les travaux qu’il a effectué au lavoir des Gasses pour sa charpente et la maçonnerie.
Mémoire des travaux du sieur PAYS pour la charpente – 1877 – zoom
Anecdotes
La ferme-laiterie de la Jardinière inondée par le lavoir des Gasses en 1906
Archives communales de St Cyr
Des blanchisseurs aux Gasses vers 1900 : Le hameau des Gasses accueillait au moins trois blanchisseurs vers 1900 dont Jean-Claude Défarges en 1906, le grand-oncle de Marinette Thomas.
1773 : C’est là aussi qu’habitait Jean Baptiste Défarges, né en 1721 à St Cyr, vigneron aux Gasses, qui fut nommé pour syndic par onze des principales paroisses du Lyonnais pour se rendre à Paris et obtenir que les bourgeois fussent assujettis à la taille, comme tout autre exploitant.
En 1876, le chemin de l’Indiennerie n’existait pas, et la portion de chemin joignant les Gasses au trève de la Jardinière et au chemin des pierres blanches s’appelait le chemin rural n°35 des Gorges.
Chemin vicinal n°32 de la Jardinière – 1876 les Gorges, Gasses, Talency… Archives communales.
Depuis juillet 2015, l’association « Cabornes et petit patrimoine » a abandonné (provisoirement) le sentier de l’Homme et du paysage sur la commune de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, qui devrait être bientôt balisé, pour restaurer des murs et une caborne sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, la cabane pointue. Située sur des terres de vignobles, elle servait aux vignerons pour ranger leurs outils. Originellement appelées « cabanes » (un des chemins qui y mène s’appelle d’ailleurs le chemin de la cabane pointue), ce n’est que plus tard que ces « cabanes » ont pris le nom de « cabornes ».
Chemin des Vigneschemin des vignes en descendant vers le chemin des gorges
La cabane pointue est située sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, au croisement de plusieurs chemins, le chemin de la cabane pointue, le chemin des Vignes et le chemin des Hautes Vignes, à proximité de trois antennes relais, entre le chemin de la Jardinière et Saint-Fortunat.
Les jambages de la porte, en pierres droites, ont été récupérées sur un autre chantier, on n’a pas retrouvé des vestiges de la porte de l’ancienne caborne.
La finition du toit, où on accumule les pierres pour stabiliser l’édifice.