Auteur/autrice : Cabornes

  • Caborne des dalles

    La caborne des dalles est sur la commune de Saint Didier au Mont d’Or. Merci à Pierre Cook pour cette vidéo lors des travaux


  • Chemin des Chalettes

    Encore un chemin qui a été dégagé par les associations au dessus du Hameau du Mont Thou…

    Merci à Pierre Cook pour cette vidéo. pck-photo.com


  • Bulletin de printemps

    Début 2019, les bénévoles ont continué à travailler sur deux chantiers : l’un au pied du Mont Thou, l’autre sur le chemin du bois de pins du Mont La Roche.

    Pour le premier chantier, la partie supérieure du chemin des chalettes est en cours de restauration (réfections des murs bordant le chemin).

    Pour le second chantier, la cabane des dalles a retrouvé sa hauteur originelle et une charpente en troncs de chêne équarris a été posée. La toiture sera constituée de dalles de pierre grise de St Fortunat d’au moins 2 m² chacune. Ces dalles qui pèsent plus de 600 kg ont nécessité des techniques de levage appropriées (chèvre, palan). Un véritable défi !

    Venez nous rejoindre sur nos chantiers le mardi après-midi

    Caborne en cours de rénovation sous la neige
    Caborne en cours de rénovation sous la neige
  • Bulletin d’Hiver

    Cabornes des pierres plantées

    Au cours du dernier trimestre de l’année 2018, les bénévoles de notre association avec ceux des associations Vivre St Fortunat et Sauvegarde des lavoirs et du petit patrimoine ont travaillé sur deux chantiers l’un au pied du Mont Thou, l’autre sur le chemin du bois de pins.

    Le premier chantier a été consacré à la réouverture de la partie supérieure du chemin des chalettes : débroussaillage, abattage, reconstruction de murs… Ce chemin qui sera inscrit au PDMIPR permettra de rejoindre le sommet du Mont Thou par son versant Est.

    Le second chantier est dédié à la restauration d’un ouvrage en pierre sèche dont les caractéristiques sont uniques sur le massif du Mont d’Or. Cette « cabane des dalles » se démarque par ses dimensions (surface intérieure de près de 10 m², hauteur sous linteau d’entrée de 2 m) et par sa toiture. Cette dernière est constituée de dalles de pierre de St Fortunat (pierre grise à gryphées) de 2 m² d’une épaisseur de 10 cm soit pour chacune une masse d’environ 500 kg à manipuler et à supporter. La reconstruction de cet ouvrage est un véritable défi technique pour les bénévoles.

    Venez nous rejoindre sur nos chantiers le mardi après-midi

  • Bulletin d’Automne

    Chemin du Bois de Pin
    Chemin du Bois de Pin

    Durant l’été 2018, les bénévoles ont poursuivi la restauration des ouvrages en pierre situés le long du chemin du bois de pins sur le Mont La Roche. Sur ce site, quatre cabornes et une cabane avec charpente et toit en lause ont été restaurées. En outre, ce sont plusieurs centaines de mètres de murs longeant ce chemin qui ont été reconstruits.

    Ce site est d’une qualité exceptionnelle car le promeneur peut visiter ce patrimoine en pierre sèche restauré et en même temps profiter d’une large vue panoramique sur Lyon et par beau temps sur les Alpes.

    Venez nous rejoindre tous les mardis après-midi pour participer à ces travaux de restauration.

  • La cabane Rousse

    Pendant le premier semestre 2018, notre association a mutualisé ses moyens humains avec deux associations des communes voisines : Vivre Saint Fortunat de Saint Didier et Sauvegarde des Lavoirs et du Petit Patrimoine de Limonest. Les bénévoles ont travaillé sur deux chantiers : l’un situé au pied du Mont Thou, l’autre sur le Mont La Roche.

    Pour le premier chantier, les bénévoles ont rouvert deux chemins ruraux (chemin de la Dent du Mont Thou, chemin de Trêve du Loup), à la demande de la commune. Le travail a consisté à débroussailler, à abattre les arbustes et les arbres qui obstruaient ces chemins, à reconstruire les murs en pierre qui les bordent. Ainsi les promeneurs peuvent rejoindre le sommet du Mont Thou sans emprunter la voirie communautaire.

    Pour le deuxième chantier, situé sur le chemin du bois de pins, les bénévoles ont restauré la caborne de la Paulette et la cabane rousse ainsi que les murs environnants. La toiture de la cabane rousse se distingue des toitures en encorbellement des cabornes puisque celle-ci est recouverte d’un toit en lause supporté par une charpente traditionnelle.

    Venez nous rejoindre tous les mardis après-midi pour participer à ce travail de restauration du patrimoine.


  • Les ateliers du mardi…

    Les ateliers du mardi après midi résumé en une vidéo de Pierre Cook (pck-photo.com)

     

  • Une Indiennerie à St Cyr au Mont d’Or au 19ème siècle

    Dans le bas de St Cyr, existait au 19ème siècle, aux confins des ruisseaux d’Arche et du Pomey, une manufacture d’impression d’indiennes ou toiles de Jouy* (toiles de coton imprimées).

    Le dirigeant était Antoine-François MICHEL, né en 1775 à Orange (Vaucluse), fils de Louis MICHEL, graveur à la fabrique d’indiennes d’Orange des frères Wetter en 1775-1778 et graveur sur indiennes à Bourges en 1783. 

    La manufacture fonctionnera approximativement de 1817 à 1844.

    Son emplacement exact  se situait d’une part sur la partie terminale du ruisseau du Pomey, quand il se jette dans l’Arche, limité par la route de St Fortunat à Lyon au Nord et par le chemin de Sauteriot.(chemin de Crécy actuel) à l’ouest. Cet emplacement était jadis en partie celui du moulin des Delles Kronn, situé en 1786-1806 dans la partie basse de la propriété Frérejean. Ce plan inférieur près du ruisseau était appelé la Liauda jusqu’au 19ème siècle ou les Prés d’Arche. (parcelles 1098 à 1102). Et d’autre part, de l’autre côté de la route de Lyon à St Fortunat, un grand bâtiment de 65 mètres de longueur RDC et deux étages, chacun percé de  57 fenêtres ,fut construit dans le domaine de la vieille maison de Louis PEY en 1925/1980, qui comportait déjà  maison de maître, jardin et dépendances, au 105 rte de St Fortunat. (parcelles 1103 à 1108 sur le plan).

    Pourquoi le choix de ce lieu  à St Cyr au Mont d’Or?

    Pour d’une part, tirer partie de la force motrice ( on parle d’une roue comme pour les moulins) de l’eau du ruisseau nécessaire pour faire tourner les machines, et d’autre part, pour utiliser l’eau pour les bains de teinture et les rinçages, et enfin, pour la configuration du lieu, très avantageuse, avec ces grands prés en 1109 et 1110 idéale pour étendre les «pièces» d’indiennes sur la prairie afin de les faire sécher.

    *Indiennes ou toiles de Jouy : Toiles de coton imprimées de motifs divers (fleurs, oiseaux, personnages) dans des coloris chatoyants où dominent le bleu Indigo (de l’Indigotier) et le rose Garance (plante Garance, rubrum tinctorum), importées d’Inde au 16ème siècle par les navigateurs anglais, Hollandais et portugais.

    En 1686, devant l’inquiétude des fabricants de soierie, concurrencés par ces cotonnades très en vogue, Louis XIV interdit l’importation et la fabrication des indiennes en France. Mais de nombreux négociants et artisans huguenots, persécutés pour leur religion protestante dès le début des années 1680, s’exilent en Suisse, principalement à Genève puis Neuchâtel et créent ainsi à Genève les trois premières usines d’indiennes, entre 1690 et 1710.

    Ce sont des protestants suisses qui organisent les quatre principales implantations en France, illégalement en 1746 à Marseille, 1754 à Nantes et 1756 à Rouen.  L’interdiction fut levée en 1759, et c’est à cette époque qu’Oberkampf créa sa manufacture d’indiennes à Jouy-en-Josas. En 1783, Louis XVI octroit à l’entreprise d’Oberkampf de Jouy le titre de « Manufacture royale ». 

    Chronologie des évènements concernant la famille MICHEL

    En 1787, François-Antoine MICHEL vit à Bourges où son père est indienneur . Au décès de celui-ci, en 1787,François a 12 ans et ses deux frères Benoît et Joseph ont 9 et 4 ans.La mère de François-Antoine ne s’est apparemment pas remariée. (http://www.encyclopedie-bourges.com/textile.htm)

    On ne connaît rien de la période 1787-1803. C’est sans doute pendant cette période que François aurait pu être contremaître chez Oberkampf * à Jouy-en-Josas comme le dit le Dr Gabourd dans son livre..

    Avant 1803, François-Antoine MICHEL est employé à la fabrique d’indiennes de Charles-Emmanuel PERREGAUX à Bourgoin-Jallieu.

    En 1803, le 3 Février : Il achète la fabrique d’indiennes de la Ferrandière à Villeurbanne.

    Francois MICHEL et Louis Barbezat, tous deux anciens ouvriers des Perregaux à Jallieu, prennent en bail la fabrique d’indiennes de la Ferrandière, déjà occupée par un certain Lachesnaye, moyennant 5240 f en écus de 6L. »Les locataires ne pourront loger d’ouvriers au château,ni y établir d’atelier;ils ne pourront faire aucun changement sans permission des bailleurs; ils s’engagent à laisser à leur sortie les gravures et ustensiles d’une valeur de 30.000 f ». (Acte notarié du 14 pluviose an 11 -ADR 3E 6904 A – Merci à Serge Chassagne, professeur émérite de l’Université Lyon II)

    En 1809, le 10 Mai à Lyon (Mairie-Unique), a lieu le mariage de François-Antoine MICHEL avec Anne-Claude FIGUREY, demeurant avec son père à Lyon, cours Napoléon*. (Geneanet de François,Antoine MICHEL)

    Le cours Napoléon (2e) deviendra plus tard cours d’Angoulême en 1815 puis quai de la Charité en 1830, correspond à l’actuel quai Gailleton (depuis 1907). Source : www.guichetdusavoir

    En 1810, le 19 Août, Antoine-Francois Michel, fabt d’indiennes aux Brotteaux, vend à son frère Benoit, aussi fabt d’indiennes, le fonds de fabrique lui appartenant, maison Garin, moyennant 4050f ;suit la description du matériel (dont 25 tables avec baquets et maillets;750 f; vieilles gravures 300F et nouvelles gravures 588f;livres de dessin 400f). (ADR 3E 11029) Serge Chassagne professeur émérite de l’université Lyon II)

    En 1817, le 2 Novembre, vente par JP Brunet, propriétaire à St Cyr au Mt d’Or à Antoine-Francois Michel, fabricant d’indiennes, et à son épse Claudine Figurey, d’un domaine à St Cyr de 25.500 m2, moyennant la somme de 35.000f, payable le 21/6/1836 à 5%. (ADR. 3E 13055 – Merci à Serge Chassagne, professeur émérite de l’université Lyon II.)

    Le domaine tel que Michel l’a acheté en 1817 est constitué de :

    • Un grand corps de bâtiment pour le maître, et un autre bâtiment pour le granger, écurie, fenil, caves et hangar, dans lesquels sont 3 cuves, un pressoir, deux foudres et deux bareilles. (parcelle 1108)
    • Un tènement de fonds en terre et vignes étant au-dessus de la maison… (parcelles 1106 et 1107)
    • Le pigeonnier à côté de la maison et le jardin au-devant, ainsi que les prés, terres et verchères joignant ledit jardin et faisant partie du clos .Tous les fonds ci-dessus de la contenance de 255 ares (2,5 ha ou 25500 m2) 41ca.(19 bicherées 3/4 ancienne mesure). (parcelle 1103)
    • Et enfin un pré au-devant de la maison et qui en est séparé par le chemin de Lyon à St Cyr et St Didier et confiné de Nord par ledit chemin, d’orient par le pré vendu par le comparant au Sr Fuchez, de midi par le ruisseau d’Arches et de couchant par le chemin dit Sauteriau, de la contenue de un hectare environ (7 bicherées ¾). (parcelles 1098 à 1102)

    En 1821, le 5 Avril, à St Cyr au Mont d’Or, naît au sein du couple de François Antoine MICHEL et Annette Figurey, une fille, Claudine Rosalie, 3ème enfant du couple. Elle épousera en 1836 à St Cyr, son cousin germain, Isaac MICHEL, fils de Benoît, le frère de François Antoine. Isaac Michel travaille dans la fabrique d’indiennes de son oncle.

    En 1821, le sieur Michel loue pour 15 ans à la dame Gauthier le moulin d’Arches de Gérinieux à St Cyr ainsi que la maison du meunier. En 1835, on retrouve l’inventaire des meubles en son nom. C’est à cette date qu’il a dû résilier son contrat. (Dr Gabourd)

    En 1824, le sieur Michel fait partie des trente personnes les plus imposées de St Cyr, il est le sixième sur la liste des trente. (Archives communales de St Cyr )

    En 1827, création d’une société de bienfaisance pour les 35 ouvriers de la fabrique d’indiennes de Mr Michel à St Cyr au Mont d’Or. Le 13 mai, des élections ont lieu afin de créer un conseil.

    En 1829, le 20 Février à St Cyr au Mont d’Or, François-Antoine MICHEL, fabricant d’indiennes, déclare le décès de sa mère, Rose PHILIP, âgée de 80 ans, veuve de Sieur Louis MICHEL et native d’Orange. (Vaucluse). (AD du Rhône – St Cyr au Mont d’Or – D – 1829 – page 03/13)

    En 1833, J.Baptiste PAIN donne à louer dans sa maison de Chatanay à St Cyr un appartement à Charles Ancenay, employé chez Mr Michel, lui interdisant de mettre dans son appartement des machines bruyantes à marteau ou autres. Le prix de location est de 400 frs par an. (Dr Gabourd)

    En 1837, le 5 Avril, Antoine-Francois emprunte par obligation 30.000F au négociant lyonnais Joseph-Antoine Pont, remboursables dans 6 mois, avec hypothèque sur le domaine de St Cyr. (A.D.R. 3E 24050) Merci à Serge Chassagne, professeur émérite à l’université Lyon II.

    Description du domaine hypothéqué en 1837 :

    • Un bâtiment ayant RDC et deux étages , la façade est percée à chaque étage de 7 fenêtres ou ouvertures. (parcelle 1108)
    • Un tènement en fonds de terre et vignes
    • Un autre tènement en pré, terres et verchères de la contenance de 255 ares
    • Un pré au-devant de la maison et qui en est séparé par un chemin public, de la contenance d’environ 1 ha.. (parcelles 1097 à 1102)

    Description des 5 bâtiments d’exploitation de la manufacture que Michel a fait construire :

    Dans le domaine où est la maison de maître :

    • Un bâtiment renfermant le comptoir, le magasin de drogues, l’atelier des gravures(2) et celui des metteurs sur bois (1), les divers ateliers d’imprimerie ; le bâtiment a un RDC, deux étages, soixante cinq mètres (65) de longueur, sa façade est percée à chaque étage de cinquante trois fenêtres (53) de face.(parcelle 1108)
    • Un second bâtiment renfermant les écuries, le fenil, la loge du portier, et une fontaine. (parcelle 1103)

    Les bâtiments 3-4-5 sont construits dans le pré porté plus haut sous le n°4. (parcelles 1097 à 1102)

    • Un bâtiment renfermant les étendages, le cylindre et la roue
    • un autre petit bâtiment renfermant la chambre chaude (3).
    • un autre bâtiment formant hangar pour le lavage et renfermant en outre les cuves pour le garançage (5) et une chaudière à vapeur.

    Dans la présente affectation, se trouvent compris tous les agrés, ustensiles, effets mobiliers attachés à l’exploitation :

    • Une pompe à vapeur de la force de 10 ch.,- Une machine à imprimer à rouleaux à 3 couleurs, avec tous les rouleaux en cuivre qui en dépendent., cylindre, chaudières pour les teintures, machines à graver… (ADR. 3 E24050)

    En 1840, Mr MICHEL est propriétaire des parcelles 1098 à 1113 à l’Indiennerie ainsi que de deux parcelles à Gérinieux, au bord du ruisseau, avant le moulin Galatin. Voir les mutations le concernant :

    En 1841, Recensement à St Cyr des 128 ouvriers de François Antoine MICHEL. Lul est veuf. Son métier : manufacture d’indiennes. Sont recensés avec lui, son fils, un commis, un domestique, un voiturier et 128 ouvriers dont 68 hommes et 60 femmes. Sources : AD du Rhône, St Cyr, recensement 1841, page 16/34.

    En 1842, le 5 Juillet, François-Antoine se marie en secondes noces à Lyon avec Marie-Françoise GRÉA

    En 1844, le 28 Mars, à St Didier au Mont d’Or, l’autre neveu de François Antoine MICHEL, Gaston MICHEL, déclare un enfant qu’il a eu avec Marie MACLET, habitante de St Didier, la Haute-Archinière. Il est coloriste à la fabrique d’indiennes de son oncle.

    Cette fabrique perdurera donc jusqu’en 1844 au moins, puis sera transformée en fabrique de papiers peints, d’après la tradition.

    En 1846, on ne trouve plus trace des indienneurs au recensement de St Cyr; néanmoins, en Octobre en 1853, le trésorier de la société de secours mutuel des Indienneurs, Jérôme Vondière, dispose en liquide de la somme de 1006 frs qu’il doit placer en partie à la Caisse d’Epargne. (Courrier de la Préfecture à Mr le Maire de St Cyr).

    En 1849, le 26 novembre, la commune édite un état de proposition de subvention à imposer aux sieurs Guerre et Fougeron, entrepreneurs de la démolition de l’ancienne manufacture dite : l’Indiennerie en raison de la détérioration temporaire qu’ils produisent actuellement au chemin de Gde communication précité (ch.n°21 de Lyon à St Cyr et St Fortunat), par l’exportation des matériaux.

    En 1895, le maçon André Dutreix démolit le grand bâtiment et transporte les pierres pour reconstruire un autre bâtiment dans le hameau des Gasses qui deviendra la ferme-laiterie Dutreix-Budin, chambres, repas, lait à toute heure…

    Quelques employés de Mr Michel recensés à St Cyr au Mont d’Or en 1827-1829 : Claude François Joseph FIGUREY, coloriste, 23 ans. Antoine FIGUREY, coloriste,Jacques Louis PERRET, teneur de terre, Pierre André BLANC, natif de Beaufort en Savoie, Nicolas STADLER, imprimeur, originaire du Haut-Rhin, Charles ANCENAY, imprimeur, Jacques CARNOUX, imprimeur, natif de Bayonne. Jean RENOBERT, natif de Genève, Michel MICHEL, imprimeur en 1836, Martin Weber, imprimeur, originaire du Haut-Rhin. etc…Ceci nous montre la diversité des lieux d’origines des Indienneurs, recherchés pour leur savoir-faire.

    Notes

    Impression à la planche de bois gravée en relief.

    Cette technique, la plus ancienne, originaire de l’Inde et pratiquée en France depuis le XVIIe siècle, consiste à imprimer des tissus grâce à un bloc de bois gravé après l’avoir enduit de teinture.

    Pour un seul dessin, il y a autant de blocs gravés que de couleurs contenues dans le dessin original, que l’on souhaite transférer sur le tissu. En premier lieu, le dessinateur réalise une maquette gouachée à taille réelle.

    • (1) Metteur sur bois : le metteur sur bois reporte le dessin sur la planche avec un gratté, qui est un papier transparent, huilé. Il doit alors peindre en vermillon les parties que le graveur doit laisser en relief.
    • (2) Graveur : Ensuite, pour chaque couleur que compte le motif, le graveur réalise à l’aide d’une gouge ou d’un burin une planche dans une essence dure (bois fruitier en général) souvent complétée par l’insertion de picots (clous) et de lamelles de cuivre courbes ou rectilignes. Ce procédé dit de picotage permet de restituer la finesse des points et des traits du modèle original. Une fois terminé, le bloc présente la sculpture sur un relief plat et laisse ressortir le motif dessiné plus tôt.
    • (3) chambre chaude : pièce chauffée à 80/100° par un foyer, à combustion utilisée pour sécher les tissus imprimés.
    • (4) impression : Pour imprimer le motif sur la soie, nous imprégnons la planche de couleur en appuyant sa face gravée sur un tampon feutre imbibé de teinture. Puis nous la posons délicatement sur la pièce de soie tendue en commençant par les picots qui saillent à l’angle et délimitent les rapports du dessin. Une fois le bloc posé sur le tissu, nous prenons un lourd maillet et avec le manche frappons deux ou trois coups le dos de la planche en son centre.
    • (5) Garançage : Application de la garance, pour teindre les tissus en coloris rouge vif.

    La garance, ou garance des teinturiers, est une plante de la famille des Rubiacées dont les racines sont utilisées pour leur capacité à teindre les textiles en rouge vif.

    Garance est, par extension, la teinture et la couleur tirées de cette plante. C’était notamment le qualificatif des pantalons d’uniforme de l’infanterie française au début de la Première Guerre mondiale, qui exposait les militaires aux tirs des soldats allemands, équipés de tenues de couleur neutre (feldgrau).

    • (6) Mordançage : Il est plus difficile d’obtenir des teintes vives et saturées avec les fibres végétales. Elles se mordancent avec de l’acétate d’alun, des tanins, de l’alun ; ce traitement aide à rendre la couleur solide.

    Sources

    L’Atelier de Soierie – 33 rue Romarin – 69001 LYON

    http://www.atelierdesoierie.com/histoire-soierie/historique-de-limpression-a-la-planche/

    St Cyr et les Mont d’Or – Dr Gabourd – 1968

    AD du Rhône – 3E 13055 et 3E 24050

    Musée de la toile de Jouy : Les amis https://www.museedelatoiledejouy.fr/fr/accueil/

    Association des amis du musée de la Toile de Jouy : http://amisdelatoiledejouy.fr/

    Merci à Françoise Mazzoni, une arrière.ar.petite nièce de François Michel, qui m’a permis d’avancer dans mes recherches, en prenant contact avec Serge Chassagne, professeur émérite et auteur de plusieurs ouvrages sur les impressions d’indiennes .

    Merci à Serge Chassagne, professeur émérite de l’Université LYON II – Histoire des sociétés d’impression sur étoffes de Bourgoin-Jallieu, Mémoire de maîtrise d’histoire, tome I, 1996.

    La Fabrique des Prolétaires – Les ouvriers de la Manufacture d’Oberkampf à Jouy-en-Josas – 1760-1815 – Alain Dewere et Yves Gaulupeau – 1990 – Presses de l’Ecole normale supérieure –

    Agnès Milliand : http://gw.geneanet.org/amilliand

  • Horticulteurs et rosiéristes de St Cyr au Mont d’Or

    St Cyr et ses vergers aux 19ème et 20ème siècles

    Le village de St Cyr au Mont d’Or orienté vers le sud, est adossé au Mont-Cindre et descend doucement jusque vers Collonges et St Rambert, en se rapprochant de la plaine de la Saône à l’est et de Vaise au sud.

    Les hauts de St Cyr vers le Mont-Cindre, sur un sol calcaréo-marneux, étaient couverts de vignes jusque vers 1914.

    Hélas, la vigne a disparu de notre village à l’heure actuelle…à la place, des villas ont fleuri sur les pentes du Mont-Cindre.

    En descendant vers la Saône, on trouve un sol sur substrat de colluvions, loess et limons propice à la culture. Les hameaux de Nervieux, les Ormes, Mercuire, Serpoly, les Charbottes, la Chaux et Vacques* (anciennement Vaco) situés dans cette zone, formaient un grand verger jusqu’à Collonges. Les sources y étaient nombreuses et permettaient une bonne irrigation.

    Le quartier de la Chaux fut toujours renommé pour ses cultures : Voici ce qu’on pouvait en dire au début du 20ème siècle :

    La terre y est excellente et le sol presque plat est plus facile à travailler que dans le reste de St Cyr. Autrefois, la culture des fleurs médico-pharmaceutiques y fut très en faveur.

    …L’importance du hameau de la Chaux s’explique enfin par la présence dans son sol, à peu de profondeur, d’une eau abondante et excellente, malgré sa forte densité calcaire… St Cyr est maintenant un grand verger. La qualité de ses fruits y est renommée. Seule, la poussée constructive actuelle peut, en réduisant les terrains de culture, amener une disparition des vergers.

    St Cyr et les Monts d’Or – Dr Gabourd – 1968 p.174

    Quelques horticulteurs nous font encore profiter des beaux fruits qu’ils ont obtenus à St Cyr

    Pierre BERGERON, (1875-1952) horticulteur à St Cyr, hameau de la Chaux, obtenteur de l’abricot « Bergeron ».

    C’est à la Chaux que Pierre Bergeron obtint officiellement en 1920 l’abricot qui porte son nom. Appelée plus rarement « Gabrielle Bergeron » du nom de sa fille, née en 1903, cette variété, issue d’un semis de hasard obtenu par Gabriel Bergeron, le grand-père, est très répandue maintenant à cause de sa floraison tardive, qui la rend moins sensible aux gelées printanières et aussi pour sa belle coloration jaune et rouge.

    Gabriel Bergeron (1851-1942), le grand-père, est né à Limonest, hameau de la Bruyère et s’est marié en 1873 avec Cécile Guillot qui habitait au hameau de la Chaux à St Cyr.

    Pierre avait donc des cousins à Limonest, d’ailleurs, à l’heure actuelle, la ferme Bergeron est toujours visible à la Bruyère (cernée par la ZAC de Limonest). On peut y rencontrer Maryse et Marinette les cousines, installées dans leur maison derrière la ferme paternelle. Elles se souviennent de leurs visites chez les cousins de St Cyr/la Chaux où elles se rendaient à pied.

    Après la mort de son père en 1952, Gabrielle Bergeron, divorcée et ayant perdu son fils unique en 1940, vécut quelques années avec sa mère au N°15 de la rue de la Chaux, jusqu’à la mort de celle-ci en 1970. Gabrielle cultiva ensuite du muguet de l’autre côté de la rue de la Chaux. Elle décéda en Février 1988, fut inhumée au cimetière de St Cyr, et faute d’héritiers, fit un don à l’association « Notre Dame de Sion » à charge pour elle d’entretenir sa sépulture.

    Source : merci à Mr Claudius Thibaud de St Cyr.

    Jacques Dumont (1831-1899) St Cyr, hameau de la Chaux, obtenteur de la pêche « Belle de St Cyr »

    C’est aussi à la Chaux, dans le clos Falsan, chez Albert Falsan, géologue du Mont d’Or, très connu pour sa monographie géologique du Mont d’Or éditée en 1866 que Jacques DUMONT, grand-père de Pierre DUMONT qui fut maire de St Cyr de 1944 à 1959, obtint vers 1880 la pêche qu’il appela « Belle de St-Cyr » et qui mûrit au mois d’Août. Chose curieuse, « jamais les pêches issues par greffons de ce premier pêcher ne donnèrent des fruits aussi bons et aussi beaux que lui… » (St Cyr et les Monts d’Or – Dr Gabourd – 1968)

    Jacques DUMONT, jardinier au clos Falsan, créateur de la pêche « Belle de St Cyr », St Cyr au Mont d’Or, la Chaux vers 1896.

    Georges Debombourg, cultivateur né à St Cyr en 1929, décédé en 2016, qui habitait au hameau des Charbottes se souvient que la pêche « Belle de St Cyr » était encore cultivée par Lambert Défarges, horticulteur du hameau des Orme.

    Lambert Défarges (1816-1900), St Cyr, lieu des Ormes, obtenteur de l’abricot « Défarges » en 1867.

    Lambert Défarges obtint, quant à lui, en 1867, dans ses vergers des Ormes, le fameux abricot Défarges qui lui valu de nombreux prix de la société de Pomologie.

    Lambert DÉFARGES, horticulteur, obtenteur de l’abricot Défarges, St Cyr, les Ormes. 1816-1900.

    • Fondateur de la société d’horticulture pratique du Rhône (1843),
    • fondateur de la Société de Pomologie,
    • Membre du Comice agricole de Lyon, duquel il a obtenu nombre de médailles,
    • Chevalier du Mérite agricole au concours régional de Lyon en Septembre 1897.

    En 1867, Description de l’abricot « Défarges » :

    « …Peau très fine, soyeuse, presque glabre sur la partie la plus éclairée, passant du vert pâle au jaune d’or, ensuite au rouge orange pour se laver abondamment de rouge purpurin violacé du côté du soleil; cette belle teinte, rare sur les abricots se tache parfois de pourpre foncé. Chair fine, ferme, succulente, jaune orange, pourvue d’une eau suffisante, sucrée, parfumée, relevée d’un léger goût musqué fort agréable. Maturité : Ce bien joli et bon fruit, encore peu répandu, mais qui bientôt abondera sur les marchés, où il sera recherché pour ses qualités, son beau volume et sa belle couleur, murit du milieu de Juin au commencement de Juillet;… »

    Description de l’abricot « Défarges » – merci à Horti-Lyon
    Source : Article (Abricot Desfarges.), 1867, vol. Tome 6, extrait de Pomologie de la France, ou histoire et description de tous les fruits cultivés en France et admis par le congrès pomologique institué par la Société d'Horticulture pratique du Rhône. Bibliothèque de la Société d'Horticulture de Lyon Merci à Horti-Lyon

    1898 : Paternité de l’abricot Défarges : Petit-fils d’un arboriculteur, il avait déjà, à 12 ans, un tel goût pour l’arboriculture, que son grand-père se faisait une joie de l’initier aux pratiques de sa profession. (…) Il a vu nombre de ses gains, en arbres verts principalement, appréciés et récompensés dans les expositions, mais, surtout, il a eu le bonheur, je dirais volontiers la gloire, de créer une nouvelle variété d’abricot, savoureuse, exquise entre toutes, ‘l’Abricot Défarges » et c’est là qu’il faut chercher, je pense, le secret de cette belle et sereine vieillesse….

    Source : Article (M. Lambert Desfarges.), 1898.- p. 433-434, extrait de Lyon Horticole Bibliothèque de la Société d'Horticulture de Lyon et/ou bibliothèque du Jardin Botanique de Lyon Auteurs : David Sources : Lyon Horticole Merci à Horti-Lyon

    1898 : Lambert Défarges présente à la société de pomologie de Lyon, le bigarreau court « picou » ou « courte-queue » qu’ils ne connaissaient pas…

    Source : Article (Bigarreau court "picou"), 1898.- p. 348, extrait de Lyon Horticole Bibliothèque de la Société d'Horticulture de Lyon et/ou bibliothèque du Jardin Botanique de Lyon Auteurs : Morel, F.) Merci à Horti-Lyon.

    Lambert Défarges avait une ferme aux Ormes, dont la grande bâtisse existe toujours au 38 route de Lyon.

    Ses vergers s’étendaient jusqu’à Nervieux à l’est et route de St Romain au Sud. L’allée des Cerisiers n’existait pas, mais elle porte bien son nom à la mémoire de ce glorieux personnage.

    Son petit-fils Claudius, décédé en 1963, fut bien connu dans le quartier de Nervieux où il s’était installé dans une belle ferme qui existe toujours dans le haut de la rue de Nervieux. Malheureusement, les trois petits-fils de ce dernier, Albert, André et Jeannot sont tous décédés, le dernier en 1998.

    Pierre Joannon (1828-1906), St Cyr, lieu de Mercuire, obtenteur de la « poire Ste Anne »

    Pierre JOANNON, horticulteur, obtenteur de la poire Ste Anne, St Cyr, lieu de Mercuire. (1828-1906)

    La poire Ste Anne fut obtenue vers 1874 et homologuée près de dix ans plus tard, par l’excellent horticulteur JOANNON dans ses vergers de Mercuire, dans le domaine de la Baticolière, chez Milady Pitt-Rivers, où il était granger. Il l’appela ainsi à cause de sa maturité fin juillet (La Ste Anne se fête le 26 juillet). On pouvait en dire à l’époque : « Chose curieuse, cette poire ne réussirait bien que dans le Mont d’Or, d’ailleurs sa culture n’aurait rien donné d’excellent… »

    St Cyr et les Monts d’Or – Dr Gabourd- 1968

    Description de la poire Ste Anne dans le livre « Le Verger français – tome 2 – 1947-48 » à la page 85, par pomologie.com :

    Ste -Anne Origine. – Obtenue de semis par M. Joanon, pomologue et pépiniériste, à Saint-Cyr-auMont-d’Or (Rhône), vers 1847.

    Fruit. – Petit ou à peine moyen, ovoïde, légèrement tronqué aux deux extrémités, régulier en son pourtour. Epiderme. – Jaune, souvent teinté de rose à la maturité Oeil. – Fermé, très développé, inséré dans une dépression légère peu large et peu profonde. Pédicelle. – Moyen, droit ou légèrement arqué, implanté dans une cavité légère, large et évasée. Chair.

    – Blanche, assez fine, fondante, très juteuse et agréablement parfumée. Qualité. – Assez bonne ou bonne.Maturité. – Fin juillet à première quinzaine d’Août.

    Mais on peut lire aussi cette description sur https://arbresfruitiers.canalblog.com :

    La poire Sainte-Anne

    • secteur:bas-Livradois (Domaize, Glaine-Montaigut,Thiers, Agnat)
    • qualité générale:bonne mais vite blette, légèrement granuleuse
    • usage:à croquer (croquante 24 heures, très dure puis d’un seul coup blette)
    • maturité:début Août

    Témoignages : Georges Debombourg, cultivateur aux Charbottes, décédé en 2016, se souvient avoir cultivé la poire Ste Anne jusqu’en 1970. Cette poire, dit-il, était excellente et très productive. Malheureusement, elle était petite (un peu comme la « Louise Bonne »), et dans les années 1970, la coopérative de Marcilly d’Azergues où il livrait ses fruits, devint pointilleuse face à l’exigence de la demande, et refusa cette poire à cause de sa petite taille… Georges arracha petit à petit tous ses arbres fruitiers, car il refusait de traiter ses arbres. Ses fruits étaient tachés et ses pommes « Canada » faisaient du « liège »…

    Source: Entretien avec Georges Debombourg du 22 Février 2015

    Francis Martinod, de la Jardinière avait une  »verchère » (verger) aux Gasses. Il y cultivait des arbres « de plein-vent » (non taillés) : -pommes » Cusset » -poires » Cuisses de Dame » ou « Cuisses-Madame » (bonnes à manger confites) – poires Ste Anne (précoces) – poires Louise-Bonne (Entretien avec Françis Martinod de Mai 2015)

    Mr Dubost, jardinier chez Mr Joseph Bellon

    Mr Dubost fut jardinier chez Mr Joseph BELLON dans son domaine de la Chaux en 1879.

    Le 9 Septembre 1879, une visite a été faite chez Mr Bellon, propriétaire à St Cyr, pour examiner les cultures que Mr Dubost pratique depuis 15 ans dans cette riche propriété. La commission a pénétré dans cette propriété par l’entrée du côté de la commune de St Cyr. Après avoir jeté un coup d’oeil sur cette vaste pelouse et les nombreux groupes d’arbres et d’arbustes qui ornementent la propriété, Mr Bellon nous a conduits vers une machine à vapeur qui sert à distribuer l’eau dans toute la propriété…. Ce mur longe une terrasse d’où l’on jouit d’un panorama magnifique : à droite, le Mont-Cindre, à gauche, Fourvière… Nous traversons un petit pont d’où nous pouvons examiner le contour gracieux d’une petite rivière avec sa presqu’île, le tout bien réussi comme ensemble.

    Rapport sur les cultures de M. Dubost

    1879.- p. 34-35, extrait de Bulletin de la Société d’Horticulture pratique du Rhône Localisation du document : Bibliothèque de la Société d’Horticulture de Lyon et/ou bibliothèque du Jardin Botanique de Lyon Auteurs : Guichard, Emile – merci à Horti-Lyon

    Jacques Plantier (1792-1872), créateur de roses, 1er rosiériste lyonnais

    Jacques Plantier fut jardinier à St Cyr au Mont d’Or chez Louis-Alexandre Seguin, au hameau de Vacques de 1817 à 1830. Il fut un des premiers rosiéristes lyonnais.

    Né en 1792 à Ambilly, Haute-Savoie, il fit ses armes chez les d’ARLOZ, au château de Grammont, à Ceyzérieux, dans l’Ain.

    En 1817, il vint travailler comme jardinier chez Louis-Alexandre SEGUIN, négociant à Lyon, qui possédait une maison à St Cyr au Mont d’Or, au hameau de Vacques, sur les pentes de la Saône. Mr Séguin permit à Jacques Plantier de cultiver des roses pour son propre compte. C’est là qu’il fit ses premières hybridations. En 1830 il quitte St Cyr pour la Guillotière, où il s’installe au 56 rue de la Croix. Il vend son affaire en 1840 à François Lacharme qui sera un grand créateur de roses à son tour, quai de la Vitriolerie (actuel quai Cl.Bernard).

    Jacques Plantier a obtenu entre autres roses :

    Rose Mme Plantier
    • Gloire des Rosomanes – Jacques Plantier – 1825
    • Ardoisée de Lyon – 1858
    • Mme Plantier – Jacques Plantier – 1835

    Ces roses peuvent être admirées à la roseraie historique du Parc de la Tête d’Or.

    Le fils de Jacques Plantier, Claude-Henri, deviendra en 1855 Evêque de Nîmes.

    Voir : fiche de Claude,Henri,Augustin PLANTIER

    Photos : merci à : ROSES ANCIENNES en FRANCE : http://www.rosesanciennesenfrance.org/

    sources : Vie de sa grandeur Monseigneur Plantier, évêque de Nîmes (tome 1) Auteur : Clastron, J. (Abbé) Edité en 1882

    Autres fruits lyonnais

    • abricot « Poizat », originaire de Neuville sur Saône..
    • abricot Suchet ou Luizet obtenu vers 1850 par Mr Gabriel Luizet, jardinier-paysagiste à Ecully.
    • abricot Paviot, obtenu par Mr Paviot vers 1882 à Marcilly d’Azergues. Merci à Pépin’hier
    • poire Mme Ballet : Origine. – Obtenue par une sélection naturelle, trouvée dans une haie, par M. Ballet, pépiniériste, près de Neuville sur Saône (Rhône), qui la mit au commerce en 1894.
    • poire Duchesse Bérard obtenue à Quincieux.
    • pomme Cusset, obtenue en 1863 par Mr Cusset, à Poleymieux, lieu-dit de la Combe-St-Paul.
    • ce qui concerne les pépinières, la plus impressionante en terme de qualité était sûrement celle de Louis-Frédéric Reverchon (1798-1887) horticulteur amateur à Collonges au Mont d’Or, lieu du Port.
    • Un autre grand personnage est François Treyve (1818-1911), horticulteur-paysagiste à Trévoux qui obtient entre autres vers 1862 la poire « Précoce de Trévoux ». Un parc porte son nom. Lire le très bon article sur Fs Treyve : http://fr.calameo.com/read/001975290f4bd73b99e92

    Sources

    • Sylvain Milliand – Pépinières Minier – Angers
    • ROSES ANCIENNES en FRANCE : http://www.rosesanciennesenfrance.org/
    • Bibliographie : St Cyr et les Monts d’Or, Dr Gabourd, 1968 réedité en 1977.

    Remerciements

  • Chantier du chemin des Chalettes

    Le mur en pierre sèche qui soutient le chemin des chalettes s’est écroulé, début 2017, sur 8 mètres de longueur dans sa portion située juste au-dessus du hameau du Mont Thou. La reconstruction de cet ouvrage constitue une grosse opération pour les bénévoles de notre association qui devront manipuler, ajuster et assembler environ 40 m3 de pierre. C’est un beau challenge en termes d’organisation et de travail.

    Avant de débuter la reconstruction du mur, nous avons sécurisé le chantier en stabilisant les têtes des murs jouxtant la section écroulée. Nous avons construit des panneaux de coffrage (bastaings et planches) qui ont été montés contre les murs de part et d’autre de la partie écroulée. Le chantier dominant une prairie en forte pente, un merlon de pierre a été construit et un grillage a été installé à quelques mètres en aval du mur à reconstruire.

    Le travail de reconstruction a démarré par le tri des pierres et leur transfert sur le chemin des chalettes.

    En parallèle, le chantier de restauration des ouvrages en pierre sèche (cabornes, murs) du Mont La Roche continue le long du chemin du bois de pins.
    Si vous êtes intéressé par la pierre sèche, venez nous rejoindre tous les mardis après-midi sur nos différents chantiers.