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Croix de mission de la place Général de Gaulle – St Cyr au Mont d’Or

 

Située à droite de l’ancienne mairie, adossée à un mur en pierre, sur notre place commerçante…Croix de la place du Bourg - réduite

Elle porte un fût octogonal en pierre calcaire à gryphées, d’une grande hauteur, scellé dans le mur lors de récentes réparations avec un renfort métallique dans la partie haute, sur une embase carrée. Il est surmonté d’un croisillon de même forme  avec pointes biseautées portant un christ en bronze. L’embase du fût  repose sur un socle trapézoïdal marqué « PRIES PR CORDOUE  E J…IHS… 1819 » , renforcé de part et d’autre et posé sur une table  en pierre grise à gryphées.

Croix de la place du Bourg - soubassement en choin
Soubassement en choin de Villebois

Sous la table, le soubassement, monolithique, de très belle facture, est en pierre blanche de choin dite de Villebois dans le Bugey. D’âge Bathonien supérieur, la pierre de Villebois, dite également de Montalieu-Vercieu ou de Trept (Mazenot, 1936), est un calcaire compact, légèrement cristallin, à grain fin. Il comporte parfois quelques lentilles ou rognons de silex disposés en lits horizontaux (Fournet, 1844 ; Drian, 1849 ; Demarcq, 1973). Des ammonites fossilisées peuvent s’y trouver. Compact et très dur, le choin résiste aux intempéries comme à l’écrasement. Il pèse 2750 kg au mètre cube.http://perso.ens-lyon.fr/yves-francois.le-lay/?p=593

On peut remarquer les joints en « stylolithes » très caractéristiques de cette pierre de choin

Détail stylolithes sur soubassement en pierre de choin

Stylolithes : surfaces en dents de scie au cours de laquelle la matière minérale a été éliminée par dissolution sous pression, dans un procédé qui diminue le volume total de roche (Wikipédia) ou formes de dissolution dans un plan perpendiculaire aux pressions des couches surincombantes, ou tectoniques.( http://christian.nicollet.free.fr/page/TectoCassante/tectocassante.html)

La pierre présente également d’abondantes petites lignes dentelées, comme si le plafond du banc inférieur, plus résistant, avait pénétré dans le plancher d’un banc supérieur (Roman, 1926). Il en est aussi à l’intérieur d’un même banc. L’irrégularité de traces contournées et ramifiées et la dentelle des stylolithes donnent au choin un aspect particulièrement distinctif qui ne permet aucune confusion. Ce sont des « joints stylolithiques, parallèles à la stratification, dont la surface est hérissée de mamelons cannelés et pointus » (David, 1976).http://perso.ens-lyon.fr/yves-francois.le-lay/?p=593

Une croix de mission est un monument érigé en souvenir d’une mission, après la tourmente révolutionnaire, où il fallut, pour les représentants de l’Église catholique romaine, restaurer la pratique religieuse.

Le Dimanche des Rameaux, les fidèles qui suivaient la procession, après avoir vu le curé bénir la Croix des Rameaux et la Croix du bois ou Ferroux, se recueillaient devant la Croix du Bourg, devant laquelle était dressé un petit autel. A nouveau, une bénédiction était donnée à la foule qui remplissait la place. Ensuite, les fidèles descendaient la montée Marceau et s’arrêtaient devant le reposoir qui avait été dressé à l’angle du chemin de Nervieux, devant un vieux portail dont la clé de voûte portait le millésime 1759 et cette devise « Sua cui tue » (sa demeure est la tienne). Ce vieux portail, menaçant ruine a été démoli dans les années 1960.

(St Cyr et les Mont d’Or – Dr Gabourd – 1967 – page 113).

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Croix Finet – La Jardinière – St Cyr au Mont d’Or

Croix en pierre grise sur un socle de même, sans aucune inscription, posée directement sur le mur de l’ancienne propriété Finet.

Cette croix a été posée par Mr Finet, joailler à Lyon chez Beaumont-Finet, qui possédait un grand domaine à la Jardinière. Elle est sur le mur de la propriété, aujourd’hui morcelée, à gauche en montant le chemin de l’Indiennerie, après le carrefour du chemin de la Jardinière.Fiche de Robert,Louis,Marie FINET

Création de la maison de joaillerie Beaumont-Finet : 

Agricol Beaumont, originaire d’Avignon, avait installé en 1836 un atelier de joaillerie en étage quai Villeroy à Lyon. Son fils aîné Jean, lui succède en 1880, douze ans plus tard, il entend préparer sa succession en se donnant un associé. Or, son fils unique sur 5 enfants est trop jeune et de plus malade, son choix se porte alors sur un de ses gendres, Ludovic Finet, qu’il fait entrer dans l’affaire en 1892. Les deux noms deviendront indissociables dans la réussite de la maison qui s’impose peu à peu sur le marché lyonnais de la joaillerie-orfèvrerie. En 1894, le tandem Beaumont-Finet décide d’investir la grande artère lyonnaise de la rue de la République, où il s’installe dans 80m2 de boutique à, quoi s’ajoute un atelier contigu de la même surface. La Maison Beaumont-Finet joue davantage qu’AUGIS la carte de la tradition en forgeant sa réputation sur son savoir-faire en joaillerie et son exigence en matière de gemmologie*. (Les dynasties lyonnaises, par Bernadette Angleraud et Catherine Pellissier, éd.Perrin, 2003)

  • gemmologie : étude des gemmes, des pierres précieuses.
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Croix de mission des Ormes – 1820 – St Cyr au Mont d’Or

Cette croix aurait été érigée en 1820 sur la place des Ormes, dans l’angle que forme le carrefour de la route de St Romain et la route de Lyon, devant le café des Ormes, l’ancienne maison de J.Baptiste Manissier en 1832. (voir saisie des biens du sieur Manissier) :.http://collections.bm-lyon.fr/BML_01PER0030213111/preview_PAGE3_Source.jpg

 

Croix de mission des Ormes

Croix d’une très grand hauteur, surmontée d’un croisillon en fer forgé.Le fût est cylindrique en pierre grise d’origine inconnue comme son soubassement carré, surmontée d’une table. Un carrier a gravé sa marque d’un « B ».

 

La place des Ormes est encore célèbre par les jeux qui s’y faisaient aux jours de fête :

« C’est là aussi, que depuis 1687, les habitants de St Cyr, ainsi que des communes voisines continuèrent de se réunir certains jours de fêtes et surtout les jours de fête patronale, pour leurs délassements, leurs danses et leurs jeux champêtres.
C’est là, que dans tous les temps, on les a vus courir l’agneau, ou l’oie, ou la brioche, soit à pied, soit à cheval.
C’est là, que les passants, attirés par la beauté du site et la fraîcheur de l’ombrage, s’arrêtaient, se reposaient, se promenaient… » (Mémoire pour la commune de Saint-Cyr au Mont-d’Or, contre le sieur Michel Flory)

C’est sur cette place que le 7 juillet 1642, Louis XIII se rendant à Lyon, fut reçu par les prévôts, échevins et notables de Lyon qui lui offrirent un repas champêtre sous des tentes de soie et d’or.

En 1749, une croix existait déjà qui a été déplacée sur la place des Ormes. « Le Seigneur et le chapître, en autorisant la translation de la Croix, donnèrent à la place le nom très significatif et très énergique de place des Ormes de St Cyr... » voir : Mémoire pour la commune de Saint-Cyr au Mont-d’Or, contre le sieur Michel Flory … https://books.google.fr/books?id=fqCOqtq4HgMC&pg=PA26&lpg=PA26&dq=le+sieur+flory+st+cyr+au+mont+d%27or&source=bl&ots=8Up0Hp3kcV&sig=w_GWokdv9gBG3ofLPl79Lg2dW6I&hl=fr&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwjS3-zI3srLAhVGEpoKHVA6CacQ6AEIHjAA#v=snippet&q=croix&f=false

La place des Ormes en 1793 :

Le 9 octobre 1793, 700 Lyonnais conduits par le général de Précy, sortirent de Lyon par les bois de la Claire, et se dirigèrent vers le Mont d’Or, pour gagner la Bresse et la Savoie. L’arrière garde dont le chef était de Virieu, mitraillée par les canons de la Duchère, fut atteinte à la place des Ormes, où périrent de Virieu et la plupart de ses hommes.

L’avant-garde formée de 200 cavaliers fut sabrée à son tour, sur les pentes du Mont-toux, par des détachements de l’armée conventionnelle accourus de Limonest ; le reste, après avoir traversé les bois de Chasselay en Fitlix,  alla périr le lendemain à Saint Romain-de- Popée.

De Précy et quelques-uns de ses soldats parvinrent à se  sauver.

En creusant les fondations du château des Ormes, on a trouvé de nombreux ossements provenant des Lyonnais tués le 9 octobre 1793.

 

Qu’est-ce qu’une croix de mission :

Une croix de mission est un monument érigé en souvenir d’une mission, après la tourmente révolutionnaire, où il fallut, pour les représentants de l’Église catholique romaine, restaurer la pratique religieuse.

En général elle porte une inscription (celle du prédicateur) et la date de cette mission. Les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique tridentin, les trois jours précédant immédiatement le jeudi de l’Ascension, c’est-à-dire les 37e, 38e et 39e jours après Pâques. Ce terme n’est plus utilisé aujourd’hui que par les Églises catholique (surtout les traditionalistes), anglicane et quelques Églises orthodoxes.

Le mot « rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander ». Ce terme sert à qualifier cette période de l’année car l’Évangile du dimanche précédent comprend le passage « demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7). Le terme rogation, en latin rogatio, signifiait originellement « demande » et a pris le sens de « prière, supplique » en bas latin et de « prière accompagnée de processions » en latin ecclésiastique.

Ce dimanche lui-même était appelé dimanche des Rogations. Ce jour marquait, avant le concile Vatican II, le début d’une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite par les Églises catholique et anglicane. Des processions étaient organisées dans les chemins parcourant les champs dans tous les pays catholiques. Les croix de station au bord des chemins des campagnes en rappellent le souvenir.

Les fidèles observaient traditionnellement pendant les Rogations un jeûne afin de se préparer à la célébration de l’Ascension et les prêtres bénissaient les cultures. Source : Wikipédia

 

A St Cyr, le Dimanche des Rameaux, avait lieu une procession qui conduisait les fidèles et leur curé de l’église à la Croix des Rameaux, la Croix du bois ou Ferroux, le Croix du Bourg, la Croix de Nervieux/montée Marceau et enfin à la Croix des Ormes, dernière station.    Ici, se trouvait un beau reposoir, majestueux et imposant. Une vieille coutume était pratiquée à ce reposoir. La bénédiction donnée et la procession partie, on roulait les enfants dans la masse des pétales de roses lancées pendant la cérémonie et qui faisaient un vrai tapis sur le sol. C’était afin de les délivrer de la peur.

(St Cyr et les Monts d’Or – Dr Gabourd – 1967 – page 113)

 

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Croix de la Barollière – Limonest

Située devant la ferme du château de la Barollière à Limonest, son fût a été posée sur une base de moellons vraisemblablement au moment du déménagement de l’ancien cimetière de Limonest vers le nouveau en 1882. Cette croix était en effet jusqu’à cette date dans l’ancien cimetière.

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Croix de la Barollière

 

Château de la Barollière
Château de la Barollière

 

                                                   

Fût et croisillon de section rectangulaire en calcaire gris à gryphées dit « de St Fortunat ». Le fût porte le blason et une crosse ou lambrequins de la famille Richard et la date 1613.

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Détail de l’armorial
Détail des lambrequins
Détail des lambrequins

 

 

 

 

 

 

 

 

Les armes des RICHARD de la Barollière sont : « d’azur au chevron dor accompagné de 3 croissants d’argent » comme on le trouve sur le manteau de la cheminée de la cuisine du château de la Barollière.

Blaon famille Richard la Barollière
voir le site : http://www.euraldic.com/lasu/bl/bl_l_ab.html

 

ou :« Un chevron acc de trois croissants Casque Cimier un panache » Un jeton porte les armes de Nicolas Richard, seigneur de la Barollière : 

RICHARD Nicolas de la Barollière - httpwww.cgb.frdauphine-noblesse-et-villes
http://www.cgb.fr/dauphine-noblesse-et-villes-nicolas-richard-de-la-barolliere,fjt_015474,a.html

 

ou : « Écartelé aux 1 et 4 d’azur au chevron d’or acc de trois croissants d’argent (Richard) aux 2 et 3 d’azur à la bande d’or chargée d’un soleil d’or et d’une lune en croissant figuré couché d’argent Casque et lambrequins » Devise « DEUS SEMPER JUVAT PIOS » armes de Vincent Richard.

Voir le site :  http://www.bibliotheque-institutdefrance.fr/ftp/provenances/resultats.php?id_marque=99

 

Vincent Richard, échevin de Lyon, est propriétaire de la Barollière en 1603. Son fils, Nicolas Richard est écuyer, Seigneur de la Barollière, Recteur trésorier de l’Aumône générale de Lyon (en 1609) ; recteur trésorier de l’Hôtel-Dieu de Lyon (en 1615) ; secrétaire du Roi ; trésorier général du Roi en Dauphiné. Il épousa Jeanne POCULOT, fille de Claude POCULOT, seigneur de Sandar. fiche de Nicolas RICHARD

 

Le fût de la croix de la Barollière était anciennement celui de la croix en fer forgé (17ème siècle) située dans l’ancien cimetière de Limonest. On peut encore apercevoir celle-ci parmi les broussailles et les anciennes sépultures de l’ancien cimetière, situé plus haut sur le promontoire du hameau de la Roche (Section B, parcelles 331 à 334 actuelles ou 273 du cadastre de 1825)

Croix en fer forgé de l'ancien cimetière
Croix en fer forgé de l’ancien cimetière
Cadastre de 1825
Cadastre de 1825

 

 

Cet ancien cimetière jouxtait l’ancienne église de Limonest (sans doute chapelle du château) démolie en 1850. Il fut agrandi à cette date. Le maçon chargé de la démolition fut dédommagé par la récupération « de tous les matériaux, sauf quelques objets réservés à la commune ».

Sont conservés à la Vieille Cure, propriété privée (Section B, parcelle 335) :

vieille cure
vieille cure

– un châpiteau en pierre sculptée du XII ème siècle.

– Une pierre cubique sculptée, du XVème siècle.

 

 

 

Les tombes qui n’ont pas été transférées au nouveau cimetière disparaissent sous la végétation. On peut encore voir quelques pierres tombales, dont celle portant l’épitaphe

de Jean-Claude GORSLimonest ancien cimetière, décédé à Limonest en 1858, chevalier de la légion d’honneur, resté 6 ans à Ste Hélène durant la captivité de Napoléon 1er. Stèle en pierre calcaire gravée, ornée de la croix de la légion d’honneur inscrite dans une couronne de laurier.

 

 

 

 

 

Jean Maritz (1711-1790), Seigneur de la Barollière, Inspecteur général des fontes et forges de l’artillerie de terre et de mer de France, y fut enterré en 1790.fiche de Jean MARITZ

 

On peut voir encore le blason de la famille Richard sur une pierre de réemploi posée sur la base de la Croix des Rameaux, située plus haut au hameau des Roches, en haut de la montée des Roches : Croix des Rameaux - Limonest - la Roche.jpg - réd

Sources :

  • Comité du Pré-inventaire des monuments et richesses artistiques de la commune de Limonest 1981.
  • AD du Rhône
  • Photos : Agnès Milliand
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Croix des Rameaux – place Lassalle – 1772 – St Cyr au Mont d’Or

Croix datée 1772, en pierre calcaire dorée, fût et croisillon de forme carrée. Est encastrée dans le mur d’une maison à gauche en descendant de la place Lassalle par la rue du Ferroux, en face du nouveau parking..

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Chaque année, le jour de Pâques, les fidèles allaient en procession jusqu’à cette croix y déposer une branche du buis qui avait été béni le dimanche précédent des Rameaux. Le cortège descendait ensuite par le chemin du Ferroux…

.  En 1771, Le curé Ranchon écrit au sujet de cette croix :

L’an 1771, le trentième jour de Mars, jour de la fête de Pâque, je Curé soussigné, ay béni la Croix dite des Rameaux , faite à neuf par Jean Marie LAURAS fils, Me tailleur de pierres, habitant du lieu; lequel auroit démoli l’ancienne croix et auroit fait construire une maison d’habitation sur la place, dans laquelle existait l’ancienne, et auroit placé la neuve vis à vis la place de l’ancienne, diere(derrière?) le mur de son jardin : ladite bénédiction faite lors de la procession générale accoutumée être faite ledit jour de Pâque. Signé Ranchon Curé.

Source : AD du Rhône – St Cyr au Mont d’Or – BMS – 1771 – page 7/25 http://archives.rhone.fr/ark:/28729/a011303477487MetjvM/1/7

lien vers Jean-Marie Loras : fiche de Jean,Marie LORAS

 

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Croix des Marronniers – la Bussière – St Cyr au Mont d’Or

En montant la rue Ampère, au hameau de la Bussière, prendre à droite la rue des anciennes carrières, direction les Marronniers – la Bussière. Elle est à droite dans le chemin gravillonné qui mène aux habitations. On ne voit pas la date, mais elle semble très ancienne. Fût et croisillon de forme hexagonale en pierre calcaire jaune des carrières proches de la Bussière, sans doute. Inscription à la base du fût : vraisemblablement « Via Coeli » (Chemin vers le ciel) un peu effacée.

Croix des Marronniers Bussière

Vue de la croix des Marronniers au fond Fourvière
Vue de la croix des Marronniers au fond Fourvière
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Croix des Greffières – 1681- St Cyr au Mont d’Or

Située chemin des Greffières, sur le mur du jardin de la propriété du n°8 chemin des Greffières (face au n°15).En pierre d’apparence grise, le fût et le croisillon sont de forme carrée. Elle est posée sur un socle qui repose sur le mur de la propriété.

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Sur le fût, un blason porte l’inscription :  » VOUS VAINCREZ EN CE SIGNE – 1681″ Ce signe serait le « chrisme », symbole chrétien formé des deux lettres grecques Χ (chi) et Ρ (rhô), la première apposée sur la seconde. Il s’agit des deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). D’après la tradition, c’est ce signe que portait l’étendard (labarum) de Constantin Ier quand il marcha contre son rival Maxence et le battit à la bataille du pont Milvius en 312. Par la suite, Constantin déclara qu’il avait eu un songe où il avait vu ce signe accompagné du message : « Sous ce signe tu vaincras » (In hoc signo uinces en latin, En touto nika en grec).  Hélène, mère du grand Constantin, qui était chrétienne, visita les saints lieux et eut le bonheur de découvrir la vraie croix qui était demeurée ensevelie sur le mont Calvaire avec les instruments de la Passion. Cette heureuse découverte augmenta beaucoup le nombre et la dévotion des Chrétiens.

(« Le Chrétien brûlant d’amour pour Jésus-Christ crucifié » – librairie écclésiastique de Rusand – 1825)

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Croix du Mont Thou – la plus symbolique – 1759 – St Cyr au Mont d’Or

Nombreuses sont les croix de chemin qui ont été érigées à la suite d’une initiative privée, souvent par une famille aisée qui voulait à la fois affirmer sa foi et protéger les siens. On peut distinguer ce type de croix des précédentes car on y gravait le nom de la famille commanditaire. Parfois, on y trouvait même un blason.

Située dans le hameau du Mont Thou, en contrebas du lavoir et au croisement avec la rue Salagon qui descend à St Romain…. la Croix du Mont Thou,  est une très belle et ancienne croix (1759), en pierre calcaire grise, avec fût et croisillon de forme carrée. Posée en 1759 par le sieur Antoine Cottier ( Env.1700-1774), Maître teinturier en soye et bourgeois de Lyon, propriétaire à Salagon. On y retrouve très probablement gravés les symboles de la passion du Christ.Croix du Monthoux - 1759 - réduite

 

Sur le croisillon ont été gravés :

– en haut, INRI (Jésus de Nasareth, roi des Juifs);

– dessous une étoile flamboyante ou étoile à 5 branches ou pentagramme avec un « G » en son centre. Chère aux Francs-maçons, c’est un symbole ésotérique très ancien en rapport avec le principe initiatique. Il représente la conscience incarnée, l’esprit dans la matière. Il signifie aussi dans le répertoire symbolique chrétien les 5 plaies du Christ. Ce symbole utilisé par les carriers illustre aussi les forces de la lumière victorieuses de l’obscurité. la lettre G, nichée au cœur de l’étoile est son cœur. G pourrait être la 1ère lettre de God, Dieu en anglais ou encore Gnose Connaissance, elle pourrait être aussi Grand, Géométrie, Gravité, Guide, Gardien…

– à gauche le soleil avec ses yeux (symbole de la lumière), puis une éponge au bout d’un long bâton serait-ce la sainte éponge? : « pour répondre et atténuer l’agonie du Christ sur la croix, on porta aux lèvres de Jésus une éponge fixée au bout d’un bâton et plongée au préalable dans de la posca, ou vinaigre. Selon le récit évangélique, une éponge a donc recueilli le sang du Christ transpercé par la lance. » ;Croix du Mont Thou - Croquis - Mars 2015

– au milieu, une couronne d’épines (instrument de la passion posé sur la tête du christ avant sa crucifixion);Croix du Monthoux - Détail du croisillon - réduite                             croquis—>

– à droite, le bout de la lance du centurion (voir plus bas). . la lune de profil avec son visage sévère -d’aucun y verront peut-être le portrait du Sieur Cottier- la lune qui projette la lumière qu’elle reçoit du soleil, symbolise l ‘église.

Sur le fût, sont gravés : un très beau coq avec ses plumes, sa crête et son jabot. Le coq est le symbole du reniement de saint Pierre qui, selon l’Évangile, aurait renié Jésus trois fois avant que le coq chante deux fois. Par la suite, chaque chant du coq rappelle au saint sa trahison. Le coq, témoin de la trahison de Pierre, serait placé sur les clochers pour rappeler aux hommes leur faiblesse. posé sur un cylindre.Croix du Monthoux - détails du fût - réduite

En dessous la date de la pose de la croix, 1759, un autre bâton croise le premier et se termine par une lance qui saigne. Une tradition chrétienne veut qu’un soldat romain du nom de Longinus (en français Longin) ait percé le flanc du Christ sur la Croix à l’aide de sa lance. La tradition veut que cette lance ne cesse jamais de saigner à sa pointe.

Sous le cylindre et les bâtons : sans doute les 3 clous qui ont servi à la crucifixion.

Dessous : O CRUX AVE (salut, ô croix).

Détail du socle :

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« CETTE CROIX A ETE MIZE PAR LE SOIN DE Sr ANTOINE COTTIER BOURGEOIS DE LYON »

voir la généalogie d’Antoine COTTIER —> Fiche de Antoine COTTIER

Sources numériques :

http://hautsgrades.over-blog.com/

http://www.freemasons-freemasonry.com/etoile-flamboyante.html

Wikipédia « La passion du christ ».

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Croix du Bois – Carnot/Ferroux – 1609 – St Cyr au Mont d’Or

Face à l’ENSP, probablement la plus ancienne des croix de St Cyr puisqu’elle est datée 1609.

Chaque année les jour des Rameaux, de Pâques et de la Fête-Dieu,  les fidèles se rendaient à la Croix du Bois ( dite du Ferroux) après avoir accroché une couronne de buis à la Croix des Rameaux. A la vieille croix du Bois ou Ferroux était attachée une très ancienne croyance, à savoir qu’elle chassait les mauvais sorts. Ainsi, à minuit, on y amenait ceux que l’on voulait « débarasser ». On demandait alors au Seigneur la grâce de cette délivrance.

(St Cyr et les Monts d’Or – Dr Gabourd – 1967 – page 112-113)

Fût et croisillon de forme carrée, en calcaire à gryphées gris et jaune. En 2014, un morceau de cette croix a été cassé et a révélé une belle pierre gris et jaune comme l’était la pierre des carrières de la Grande Charrière (rue du Mont d’Or) d’après le carrier Mr Jean Girard

Croix rue Carnot -Ferroux - Détail -1609 - réduite
Détail blason

Croix rue Carnot- chemin du Ferroux - 1609.jpg - réduite

vue de la tranche cassée et réparée
vue de la tranche cassée et réparée

 

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Croix des Combes – St Cyr au Mont d’Or

A l’angle du chemin des Combes et de la route de St Romain au Mont d’Or, sur un mur de propriété. Croix « patonnée » ou fleurdelysée (ou florencée) avec une petite rosace sculptée au centre du croisillon, sur un socle très sculpté,avec de grosses volutes enroulées sur elle-mêmes qui sont caractéristiques de l’art baroque (fin 16e siècle-déb.18e) . Sa soeur jumelle est au carrefour des Ormes à St Cyr.

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