Lavoir d’Arches

A St Didier au Mont d’Or, le vallon d’Arches s’étire, bucolique et champêtre, jusqu’à Rochecardon.

A l’angle du chemin des Barres, le lavoir d’Arches a accueilli nombre de lavandières venues rincer le linge de leurs « patrons ».Reconstruit en 1819, les carriers ont laissé leur signature sur les plates : 

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Gaspard Chanel « P GASPARD CHANEL EN 1819 »

 

Lavoir d'Arches - marque François BUY

« F P M FRANCOIS BUY FILS 1819 »

 

ainsi que « Louis TURRIN 1851 »Lavoir d'Arches - Signature Louis Turrin

Au pied du chemin des Lavandières, qui descend du hameau du Montellier, la maison des lavandières domine la vallée d’Arches

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Alice Odin, 92 ans, habite la maison reconstruite sur l’ancien moulin d’Arche, elle raconte :

« Les lavandières venaient au lavoir le lundi, rincer leur linge. Les papotages allaient bon train.

Elles lavaient le linge qui leur était confié par Mr Rozier*, fabricant de foulard de soie à Vaise, rue de la Corderie et qui avait une maison au hameau du Monteillier.. Vers : fiche de Marc ROZIER Il y avait des draps, qu’elle lavaient au rez-de-chaussée de la maison qui surplombe le vallon et qu’elles rinçaient au lavoir avant de les étendre sur la plate qui prolonge la maison vers le sud. Mais surtout, c’étaient les chemises, beaucoup de chemises, blanches avec des plis sur le devant.

Une fois séchées, il fallait les repasser avec les fers qu’elles faisaient chauffer sur le fourneau allumé été comme hiver. C’était un travail d’artiste de repasser tous ces petits plis… »

Les lavandières d’Arches travaillaient pour le compte de Mr Thenand, blanchisseur en Arches, né en 1874 à St Didier.

Alice Odin :

 » vers 1950, moi, j’avais mon lavoir, en contrebas du lavoir d’Arches, dans le pré aux cressonnières. Je n’allais pas au grand lavoir ».

Lavoir privé de Mme Odin

Lavoir privé de Mme Odin

 

Situé en contrebas du lavoir d’Arches, le petit lavoir est bien alimenté en eau et la couverture a été refaite. A noter, à droite de la porte d’entrée, une grande pierre plate qui fait mur, en pierre grise à gryphées de St Fortunat. L’eau arrive par un gros tuyau en béton qui court sur le mur du fond. Les dalles du sol sont en mauvais état et l’eau suinte partout. Ensuite, l’eau alimente une ancienne cressonnière, avant de traverser le chemin des Barres et passer le long de l’ancien moulin. Deux tuyaux alimentent trois réservoirs d’eau dans la cour de l’ancien moulin à huile de Mme Odin.

  • foulards Marc Rozier : La fabrique de foulards coton (carrés, écharpes, pochettes) Rozier est née place Tobie Rabatel à Lyon en 1889-1890. La société s´installe à Vaise en 1918 : un immeuble très certainement construit à partir de 1915 et une série d’atelier sur cour en coeur d’îlot, rue de la Corderie. La fabrication concerne des foulards soit à but folklorique, soit à but utilitaire : foulard rouge pour les mineurs, bleu à pois blancs pour les cheminots, à ramages jaune-ocre et rouge pour priser et chiquer. Une première extension de l’usine a lieu dans les années 1930, au 25 rue Chinard puis en 1972, où une partie des ateliers est transférée à Bourgoin-Jallieu. Ce site est toujours en activité. Les foulards vendus sous les marques Marc Rozier et Eric Provent au Japon représentent près de 70 % des ventes globales de l’entreprise. Source : http://patrimoine.rhonealpes.fr/dossier/usine-textile-dite-foulards-marc-rozier/ffddfdef-e955-4c7b-96d1-7b7f5a89dcce

Agnès M.